mercredi, février 27, 2008

Aventures australiennes. Episode 1

Les semelles de vent.

Mardi 18 juin 2007. 21h30. Le vol EK76 à destination de Sydney, via Dubaï et Bangkok, m’arrache en douceur de la pesanteur parisienne, laissant dans la traînée de ses réacteurs les ruines d’une année scolaire inachevée. Escorter une trentaine d’élèves à l’autre bout du monde pour leur permettre d’y parfaire leur anglais me donne l’occasion d’abandonner mon poste plus de deux semaines avant la date officielle. Livres cornés, stylos rouges mordillés, polycopiés froissés et même quelques copies que je ne rendrai jamais sont désormais stockés pelle-mêles au fond d’un placard. Quant au contenu de mon casier, il pourrira plus de cinq semaines dans le coffre de ma twingo cabossée, entre un bidon d’huile et une paire de vieilles baskets malodorantes. Toutes ces conneries ne méritent pas mieux et je n’ai malheureusement pas eu le temps d’organiser un bel auto-da-fé sur le parquet de mon salon.

Je me sens l’âme d’un déserteur.

Tandis que nous prenons rapidement de l’altitude j’assiste à la disparition de la région parisienne sous un épais voile nocturne parsemé de millions de petites étoiles blanches, rouges et or. Cette monumentale toile d’araignée électrique, étendue à l’infini sous mes pieds, galaxie artificielle tissée de la main même de l’homme, m’interpelle. Combien de millions d'individus, englués dans ce piège luminescent, finissent à cette heure de dîner, s’affalent devant la télé ou jouent avec bébé. Les plus vicieux s’envoient sans doute en l’air face au sourire PVC de leur présentateur télé préféré. Combien scrutent le ciel à la recherche d’un appareil filant vers une destination à laquelle ils ne peuvent que rêver ? Combien ?
Fatigué de tendre le cou par dessus l’épaule de mon voisin je détourne les yeux du hublot désormais embué. Nous perçons rapidement la couverture nuageuse et dès lors il n’y a plus rien. Rien, hormis un vide immense et noir contre lequel la petite lumière clignotante placée en équilibre au bout de l’aile de l’appareil livre un combat perdu d’avance. Suspendus dans le néant, bercés par le puissant ronronnement de l’appareil et plongés dans une semi-obscurité bleutée apaisante, les passagers s’éteignent un à un en silence au sein de cet étrange mausolée aérien. Le sommeil fini par me saisir à la nuque et je sombre à mon tour, rejoignant cette armée de gisants religieusement veillée par une poignée de prêtresses du Emirates Airline club.

C'est au lever du jour que nous atterrissons à Dubai. Distrait par le bruit qui règne à l’intérieur de l’appareil je n’ai pas réussi à capter les informations émises en anglais par le commandant de bord. J’ai passé cette première partie du voyage a somnoler entre deux plateaux repas et mes neurones en sont réduits à l’état de flocons d’avoine imbibés de lait tiède. Totalement déphasé, n’ayant même aucune idée précise de l’heure, je rassemble rapidement mes affaires, vérifie la présence de mon passeport et de mon billet froissé dans la poche intérieure de ma veste toute aussi froissée et encourage les élèves les plus lents à s’activer. Guidé par une haie rose d’hôtesses souriantes, je fonce vers la sortie de l’appareil en adressant quelques « bye bye» à l équipage. J’ai pour principe de ne jamais m’intéresser de trop près aux hôtesses de l’air. Faire du charme à une fille qui vous a observé dormir bouche ouverte, un mince filet de bave souillant votre menton, est un défi que je ne souhaite pas relever avant mes soixante dix neuf ans révolus.

Alors que le soleil est à peine levé, le désert exhale son haleine brûlante sur nos visages et dans nos poumons encore gorgé d'air climatisé. Le flot des voyageurs s'écoule rapidement par la porte de l'appareil et nous pousse vers un minibus en arrêt sur le tarmac. Celui ci doit nous conduite au sein de l'aéroport de Dubaï, Panthéon du clinquant et du tape à l'œil. Décoré par des Emirs soucieux d’étaler leur considérable fortune aux yeux d’un monde qui n’en a cure, l’ensemble témoigne d’un désir vaniteux d’éblouir à tout prix …y compris celui du mauvais goût. D’un bout à l’autre de cette gigantesque galerie marchande ouverte sur les portes d’embarquement, s’alignent des rangées de palmiers factices illuminés comme des arbres de noël, une soucoupe volante est suspendue au dessus de la tête des voyageurs en transit, quelques voitures de courses flambant neuves encombrent l’allée centrale et des dizaines de boutiques trop éclairées s’alignent pour attirer les touristes en mal de lecteurs MP3, cigarettes, consoles de jeux, parfums, chaussettes de sport ou magazines en tous genres. Nous passons plus d'une heure trente à errer sans but en attendant l'heure de notre embarquement prochain. L'Australie est encore si loin !

C’est de nuit que nous atterrissons cette fois ci à Bangkok pour une courte escale. J’imagine en survolant l’aéroport illuminé les rues grouillantes de vie de cette Mecque du tourisme sexuel dans laquelle nombre d’Européens trop riches errent, bite à la main, à la recherche d’une chair souvent trop fraîche. Je suis triste de voir ce si beau pays réduit à un cliché si déprimant. De la Thaïlande je ne vois finalement qu’un long et froid couloir illuminé aux néons, quelques boutiques closes, un groupe d’hôtesses au sourire figé ainsi qu’une troupe de douaniers antipathiques portant leur arrogance au bout de la sangle de leur mitraillette. L’un deux confisque la bouteille de vin d’un élève qui n’a pas eu la présence d’esprit de la laisser dans l’appareil. Nous bataillons en vain mais le grand cru français échoue avec fracas dans une large poubelle métallique. Game over !

L’appareil glisse des heures durant au dessus du grand Pacifique. Entre deux films en V.O dont je ne comprends que la moitié des dialogues et quelques phases de somnolence, j'observe longuement la carte animée projetée sur le petit écran encastré dans l'appui tête qui me fait face. La progression de cet avion semble tellement lente ... si lente ! Pourtant, quelque part entre ciel et eau, je sais que nous avons enfin traversé le grand miroir, celui qui nous propulse à cet instant vers la terre des contraires. La terre des possibles.

Alors que nous étions parti un samedi soir de Paris, les roues de l’appareil touchent enfin le sol australien aux premières lueurs du lundi suivant. Dans le corridor qui relie l’appareil à l’aéroport nous croisons une petite armada de jeunes femmes prêtes à nettoyer l’appareil dès que nous l'aurons enfin évacué. Lorsqu’elles réalisent que nous sommes français leurs regards s’attardent et détaillent cet arrivage exotique. Le joyeux caquètement qui s'élève alors me donne l'agréable sentiment de débarquer à Sydney en Rock star. Certes mes groupies ne sont qu'une dizaine de femmes de ménage portant un uniforme rose peu saillant mais qu'importe. C'est un début encourageant. Je rectifie par réflexe ma coiffure mise à mal par vingt quatre heures de vol et m'élance vers cette foule en liesse. Les cheveux gras pour une Rock star c'est dans le ton non ?

Sur le parking de l'aéroport j'aspire ma première bouffée australienne et retiens quelques frisson lorsque l'air hivernal, frais et humide, frôle mon visage et pénètre mes vêtements trop légers pour la saison.

A suivre ...

vendredi, juin 08, 2007

Il est passé par ici, il repassera par là...

Voici bientôt un an que mon blog est à l’abandon. Le temps passe vite et je ne cours pas assez vite pour suivre sa cadence.
De temps à autre je pénétre ici en pélerin et goûte du bout des cils ces quelques souvenirs numériques. Je suis finalement assez heureux d’avoir tenu ce journal qui reçoit quotidiennement quelques visiteurs. En relisant au hasard certains articles, quelques visages, mués en simples masques de brumes aux contours incertains, émergent de l’oubli. Les voix ont lâchement déserté ma mémoire.
L’imprévisible Madame B. a disparu en plein cours de l’année scolaire… évanouie, absorbée et digérée par le cours du temps. Dès septembre un nouveau professeur a pris la relève. La fine traînée de soufre qu’elle avait semé derrière elle s’est rapidement dissipée, laissant place à quelques regrets en rancœurs sur le point de disparaître à leur tour. Le pauvre JC s’est définitivement envolé vers d’autres cieux. Les souvenirs que je garde de lui s'estompent peu à peu.
D’autres acteurs n’ont pas rompu le fil. La douce Lily trône toujours dans sa citadelle virtuelle. Portes et remparts ont bien failli céder mais … le destin en a voulu autrement. Un jour peut-être…En attendant nous nous contactons parfois par téléphone pour de très sages conversations.
Mademoiselle A. reste une amie que je vois de temps en temps. Très récemment nous avons passé une soirée ensemble. Ciné, resto, verre à mon appartement. Je l’ai raccompagné à 4h30 du matin à son domicile. J’ai tenté de lui faire comprendre que je ne souhaitais rien construire avec elle mais je ne pense pas avoir usé de la bonne méthode.

Lorsque je fais le bilan de ces deux dernières années (mon premier article date de décembre 2005) celui-ci est plutôt très positif. J’ai désormais un appartement dont je ne suis d’ailleurs plus locataire mais propriétaire (il fut mis en vente trois mois seulement après mon emménagement). Je ne suis plus « prof. suppléant » mais bien « professeur certifié ». La validation définitive devrait théoriquement être officialisée en fin d’année. Après cinq années de galère à tenter de décrocher ce foutu concours j’avoue que je me sens désormais libéré d’un poids bien lourd. J’ai désormais un salaire décent et un emploi garanti à vie ce qui me permet d’envisager l’avenir avec sérénité.

L’année scolaire 2006-2007 a surtout été marquée par de nombreuses rencontres. Amitiés, flirts, « coups d’un soir »… Si j’ai le courage je vous raconterai tout cela un jour.

Je m’envole samedi prochain pour mon Eldorado : Sydney… De l’autre bout du monde je vous ferai peut-être un petit coucou….et qui sait …. peut être qu’à mon retour l’envie d’écrire sera plus forte que mon incroyable flemme.

Je vous salue tous bien bas et vous remercie pour votre fidélité et l’aide que vous m’avez apporté en me lisant.

PS : Voici un petit cadeau bonus … un petit poème couché sur le papier par un fantomeopera bien fatigué ce jour là (après deux jours passés en compagnie de deux adorables demoiselles). Il me fait sourire alors je vous le fait partager mais promis… pour le bien de l’humanité je laisse tomber la poésie !

Rien.
Pas de mots. Pas de phrases.
Doux petit courant d’air crânien
Figeant mes neurones au repos,
Sans doute un souci au delco….
J’démarre ma flemme et roule de nuit
Vers l’ancestrale Ennui-City.
Creusant de mes petits phares
Un large tunnel blafard.
Au travers des lignes serrées
D’une armée de cyprès.
Le tapis de bitume se déroule à l’infini
Noir ruban tatoué d’insignes jaunies.
Piste de décollage, oui !
Mais Take-off interdit.
Forbidden, on m’a dit !
Et moi et bien … j’obéis.

Je reste donc attaché à la terre
Enchaîné, mis aux fers.
On m’a dit qu’il fallait lutter
Se débattre et ruer
Mais les forces me manquent
Ne suis je finalement qu’un pauvre branque ?

Vingt doigts longs et fins.
Quatre petits seins
Deux chutes de reins.
Mais au final.
Rien….

lundi, juin 19, 2006

Dans la cour des grands ...

Peut être vous souvenez vous de mes trois grandes resolutions prises en début d'année: Trouver un appartement (obtenu en novembre), decrocher mon concours et briser le célibat.

Aujourd'hui 19 juin 2006 la plus importante de ces résolutions vient de se concretiser.
Je suis admis à un concours qui fait de moi un vrai titulaire (enfin presque ... il me reste encore des formalités administratives délicates à remplir ainsi qu'une année probatoire à réussir ... j'espere que tout ira bien car le parcours du combattant n'est pas encore tout a fait terminé).

Reste la troisieme résolution ... et là c'est pas gagné...

dimanche, mars 19, 2006

Ecce homo

« Ecce homo » est un post écrit jeudi dernier. Je ne souhaitais pas le mettre en ligne mais j’ai oublié les raisons de cette hésitation. Alors voilà…

Ecce homo

Debout près de la caisse enregistreuse, j’attends mon tour.
Je tiens entre mes mains une petite barquette transparente renfermant quelques feuilles de salade. Cette réalité me paraît soudain tellement grotesque que, tout en écoutant les bavardages insipides des deux clientes qui me précédent, je laisse mon esprit s’évader.
Je pense à mon état d’Homme :

Ecce homo.

Tant de millions d’années d’évolution pour aboutir à ce résultat consternant...
En y réfléchissant bien je n’ai pas beaucoup changé depuis l’époque où je parcourais à pied, dos voûté », les terres d’Afrique. La posture est plus droite certes, mais les besoins sont les mêmes : Manger, dormir, baiser. L’ordre importe peu.
Le monde, lui, a bien changé.

Au progrès que nous vénérons tous, nous devons confort et sécurité.
Confort et sécurité …
La liberté promise, la vraie, nous l’attendons toujours.

Le plus grand progrès que je reconnaisse est l’allongement de l’espérance de vie.
Devons nous pourtant nous en réjouir ? Nous assistons de plus en plus longuement à notre inévitable décrépitude, voyons notre peau se flétrir, nos corps s’amollir et nos capacités mentales décroître inévitablement.
Pire ! Nous voyons, impuissants, ceux que nous aimons, vieillir et mourir à nos pieds. Alors nous lisons dans leurs yeux notre propre peur, notre propre fin.

Combien d’entre nous s’éteindront lentement, alités dans un hospice sinistre, contemplant, jours après jours, le joli cul de jeunes infirmières que nous n’auront plus la force d’honorer ? Tout en passant nos langues asséchées sur nos gencives édentées, nous vomirons alors ce progrès qui allonge notre durée jusqu’à l’inutilité.

Ecce homo.

De retour à mon domicile, bien à l’abri entre mes quatre murs, je mange cette salade sans saveurs avant de me connecter sur le net, l’une des nombreuses chaînes virtuelles de ma prison Hi-Tech, cette geôle moderne où je mange plastique et ne baise plus.

Décidément l’Afrique de mes premiers pas d’homme est bien loin.

Ecce homo.

jeudi, mars 02, 2006

Cours fantôme, cours ! Mais ne te retourne pas.

Rien de plus agaçant, frustrant et stressant que de louper son train le jour de l’épreuve écrite d’un concours important.
Correction : Apprendre que le train suivant est supprimé s’avère finalement beaucoup plus agaçant, frustrant et stressant que la première situation.
Sorti de chez moi à 7h30, je suis toujours à 8h15 sur le quai de la gare Sèvres Rive Gauche. A cet instant précis je suis conscient qu’il ne me reste plus que 45 minutes pour atteindre le septième étage du centre d’examens installé à Arcueil (prenez une carte pour vous rendre compte des distances).

Va falloir te remuer le cul mon p’tit fantôme !

La perspective de louper cette épreuve ne me gêne pas outre mesure car je mise en réalité sur le concours interne dont les écrits se sont déroulés peu avant les vacances. Obligé d’assurer les cours et de réviser ce premier concours je n’ai eu que très peu de temps pour préparer le second (très universitaire et nécessitant environ six heures de travail quotidien de préparation … une vraie gageure pour un enseignant en poste).
S’il ne tenait qu’à moi je ne me serai même pas déplacé. Non…l’enjeux est ailleurs. J’ai promis à mon proviseur de me présenter aujourd’hui aux écrits et je m’imagine assez mal lui avouer que j’ai malencontreusement loupé mon train…
Plutôt courir que me décrédibiliser aux yeux de ma hiérarchie.

Moins de 43 minutes plus tard je me retrouve miraculeusement au bas du centre d’examen. Le souffle court, les jambes vacillantes, j’entreprends la montée des sept étages. A partir du quatrième, tandis que mes poumons s’enflamment, mon cœur parait vouloir soudain s’échapper de ma cage thoracique, défoncer mes côtés, transpercer ma poitrine et terminer l’ascension seul avant d’exploser en gerbes sanguinolentes en haut des marches, tel un jouet mécanique trop remonté. J’ai cette désagréable et curieuse sensation d’être devenu d’un coup trop étroit pour contenir ses battements frénétiques.
Je paye à cet instant tous les samedis et dimanches matins passés à faire la grasse matinée, dévorant des brioches, tandis que de courageux joggeurs en caleçon moulant fluorescents couraient à travers les bois qui s’étendent au pied de ma résidence.
Un jour je serai sportif….

Le front couvert de sueur j’atteints finalement les portes de la salle d’examen. Il est 9 heures et 03 minutes mais les sujets n’ont pas encore été distribués. Je suis sauvé. Un aimable surveillant essaye de me faire prononcer mon nom pour me guider jusqu’à ma table de travail mais je me retrouve incapable d’émettre le moindre son, mon larynx ne laissant échapper qu’un terrifiant sifflement pulmonaire. Et dire que je suis non-fumeur !
Assis à ma table, enrhumé et épuisé, le crane vrillé par la douleur, je mets plus d’une demie heure pour retrouver mes esprits.
Le sujet porte sur le programme d’histoire médiévale. Et merde !
« Pouvoirs et gouvernements dans les villes italiennes entre le milieu du XII° et le milieu du XIV° siècle. »
Sans doute passionnant mais je n’en demeure pas moins totalement sec sur la question. L’histoire médiévales est depuis toujours ma bête noire et j’ai, comme à l’accoutumée, fait l’impasse totale sur cette période.
Les jeux sont faits, je ne pourrai pas tenir cinq heures sur cette question.
Après avoir noirci deux petites pages, j’attend le moment de ma libération. A 11h38 (les candidats ne peuvent sortir que 2h30 après le début des épreuves) je livre la plus courte copie de ma vie et obtiens ainsi l’autorisation de quitter la salle.
Au bord de la nausée, je retrouve la chaleur du RER mais ne peux me résoudre à regagner mon domicile. J’ai besoin de prendre l’air et j’ai faim.
Je quitte les entrailles du sous sol parisien à la station Châtelet et rejoins à pieds le quartier de l’Opéra où je compte bien déguster un bol de ramen (nouilles servies dans du bouillon… c’est délicieux et les meilleurs restaurants qui proposent ce plat sont installés près de l’opéra). En chemin je traverse la rue Saint Denis où s’alignent toujours quelques sex-shops dans lesquels pénètrent de petits hommes chauves et cravatés. Au bout de la rue, quelques vielles putes ridées et adipeuses, tueuses de libido, s’alignent sous les porches d’immeubles décrépis, théâtres quotidien de lucratifs « vas et vient entre mes reins ».
Plus loin, au détour d’une rue je tombe face à face avec un homme au visage dur, le front large, les yeux cernés, cheveux au vent. La façon dont il mord frénétiquement sa lèvre inférieur me met mal à l’aise. J’avoue que cet homme me fait peur. La peur cède le pas à l’effroi lorsque je constate que cet individu n’est que le reflet de ma propre personne entraperçu dans la vitrine fumée d’une boutique de fringues.
Sur ces considérations j’accélère le pas, avale rapidement mon bol de nouille et retrouve la chaleur de mon appartement. Stores baissés, je m’allonge quelques minutes, ferme les yeux et tente de retrouver le petit rouquin souriant que j’étais il y’a encore quelques années de cela.

Il est là, il me sourit et me fait signe de la main. Je crois que c’est un adieu.

mercredi, mars 01, 2006

Questionnaire. Troisième et dernière partie.

Je me sens curieusement très décontracté malgré ce qui m’attend jeudi et vendredi. Deux jours d’épreuves écrites dans l’espoir d’obtenir l’admissibilité au concours du CAPES ( la réussite aux écrits donne accès aux oraux qui se déroulent fin juin).
Depuis septembre le rythme imposé par mon établissement a été tellement soutenu que je n’ai pu me pencher sérieusement sur mes révisons. Pour certaines questions du programme je n’ai pas ouvert un seul bouquin. Je sais que pour cette année la réussite au CAPES est impensable mais je participerai tout de même aux épreuves afin de faire bonne figure vis à vis de mon proviseur.
Mon dernier espoir repose sur les écrits du concours interne qui se sont déroulés avant les vacances et pour lesquels je garde encore de l’espoir (le CAER possède un programme en adéquation avec les thèmes étudiés avec les élèves, contrairement au CAPES qui se veut plus universitaire… même si mes révisions ont été insuffisantes, les sujets proposés m’ont plutôt inspiré… ).

Passons maintenant à la suite du questionnaire.

4 endroits où j’ai vécu :

Je n’en citerai que deux car je n’ai pas beaucoup déménagé au cours de ma vie. Je ne suis pas un nomade.

- Boulogne Billancourt : Une ville très agréable où j’aimerai retourner si les prix n’étais pas aussi élevés.
Deux lieux importants, l’appartement de mes parents et celui de mes grands parents où j’ai passé quand même pas mal de temps.

- Sèvres : Pendant 15 ans chez mes parents après leur déménagement de Boulogne. C’est une ville très sympathique mais un peu trop calme à mon goût.
Depuis novembre j’y ai enfin déniché un appartement, mon « chez moi » qui me manquait tant.


4 émissions de TV :
Je ne regarde presque plus la télé depuis quelques temps déjà. Je reformule donc la question en « 4 émissions que je regardais ».

- Les infos : Programme essentiel. J’aime savoir ce qui se passe en France et dans le reste du monde. La seule émission qui puisse me faire allumer la télé ces temps-ci.

- Les guignols de l’info : Je n’ai pas regardé les guignols depuis bien longtemps mais ce programme est le symbole de la liberté d’expression qui règne dans notre pays. Pas toujours drôle mais essentiel pour notre République.

- Tout le monde en parle : La seule émission de Talk Show que je trouve agréable à suivre . Je ne l’ai pas regardé depuis au moins un an mais ce sont de bons souvenirs TV.

- Le zapping. Rien de plus agaçant que d’être le seul à ne pas avoir vu LE moment de télé dont tout le monde parle. Le zapping permet de se rattraper facilement.


4 lieux de vacances
- La maison de campagne de famille, vendue par mes grand parents il y a déjà deux ans. Un vrai déchirement tant j’étais viscéralement attaché à ce lieu. Je ne m’en suis toujours pas remis et je continue à penser que cette vente a été une grosse erreur.

- Quimper : Le seul endroit où je puisse me ressourcer. Je m’y rends souvent seul, avec quelques bouquins, et je profite du calme et de l’air breton pour me reconstituer.

- Sydney : J’y ai passé 3 semaines et demi en compagnie d’une classe. Je n’ai vu les élèves que deux jours avant qu’ils ne partent en vacances avec leurs familles d’accueil. Le reste du séjour m’a permis de vraiment découvrir la ville … Un souvenir mémorable.

- Ile Maurice : Une semaine avec mes parents sur cette île fabuleuse. Je sais désormais que le paradis a un nom.


4 sites Internet

- DVDRAMA : Le site incontournable pour se tenir au courant des sorties dvd et ciné. Le forum est très sympa.

- Web Histoire Geo : Plate-forme essentielle pour les professeurs d’histoire géographie. J’y trouve surtout des idées de devoirs et des fiches d’activité.

- Le site de la Société Générale: Consulter en ligne son compte en banque n’est pas forcément une chose agréable … mais nécessaire.

- Allociné : Indispensable pour organiser une sortie ciné. Indispensable je vous dis.


4 lieux où j’aimerai être.


- Affalé dans un fauteuil moelleux, un bon livre entre les mains, de la bonne musique en fond sonore et les pieds face au feu d’une cheminée. La maison de campagne citée plus haut offrait ceci à 60 kilomètres de Paris. J’aimerais tant m’y retrouver aujourd’hui…

- Dans la maison que mes parents possèdent près de Quimper. Quoi qu’il fait un peu froid en ce moment.

- Dans un avion qui m’emmènerai très loin. Peut importe où pourvu qu’il fasse chaud.

- Dans un grand lit, serré contre "quelqu'une". Parce que, avouons le, cet endroit est le plus confortable au monde.

mardi, février 28, 2006

Questionnaire. Seconde partie (Les films).

Suite du questionnaire.

Hier Lily m’a téléphoné à 21h30 alors que je venais de me mettre au lit. Ce matin, au réveil, mon téléphone était posé près de mon oreiller. Malgré mes efforts je ne parviens pas à me souvenir de la fin de notre conversation. Il est fort probable que je me sois endormi tout en l’écoutant. Si ceci s’avère exact, sache que j’en suis réellement navré ma chère Lily.

Comme je suis encore assez fatigué je me contente de ne traiter, ce soir encore, qu'une partie du questionnaire.

4 films :

- Phantom of the Paradise. (Brian de Palma)
Chef d’œuvre absolu. Film culte par excellence.
Certes tout cela peut paraître un peu kitch aujourd’hui et le manque de moyens est flagrant mais ce film reste le plus grand qu’il m’ait été donné de voir.
Le film brasse des thèmes très classiques mais au combien efficaces. La mort, l’amour, la vengeance, la jalousie le succès et l’échec.
Mise en scène inventive, jeu d’acteur inoubliable (le phantom laisse passer ses émotions à l’aide d’un seul œil …Incroyable.) et la musique tout bonnement géniale. Que vouloir de plus ?

Aujourd’hui je viens d’acheter une nouvelle édition dvd qui profite d’un nouveau son, de bonus très intéressants et d’une image nettoyée.
Le film vient de se terminer et mes avant bras son encore parcourus de frissons. Bouleversant de bout en bout.

La scène : Lorsque le Phantom, assis devant son clavier, retrouve sa voix par la magie de la technique et le talent de Swan.

Si vous avez 19 euros en trop sur votre compte c’est par là : Phantom of the Pradise.

- L’Empire Contre Attaque. (Irvin Kershner et Georges Lucas)
J’ai perdu mon père à l’âge de 1 an. Lorsque j’étais gamin le seul objet qui lui était lié était une vielle épée accrochée au mur du salon. C’est l’une des seules choses que j’ai conservé de lui.
A 6 ans j’ai découvert Star Wars et notamment l’Empire Contre Attaque qui m’a littéralement retourné. J’ai compris au contact de l’œuvre de Lucas que le cinéma pouvait m’emmener plus loin que ce que j’imaginais alors… moi qui ne connaissais du septième art que l’œuvre de Belmondo.
Je me suis tout de suite identifié à Luke qui hérite du sabre laser de son père et traque son assassin. Lorsque Luke découvre, dans une scène mémorable, que le monstre qu’il souhaite détruire est le père qu’il n’a jamais connu je suis tombé de ma chaise. Et si un jour je pouvais moi aussi le retrouver ? Comme j'etais naif.

La scène : « Luke, je suis ton père ».

- The Rocky Horror Picture Show.
Un film que personne ne prendrait aujourd’hui le risque de produire. Un comédie musicale fauchée et immorale, parodiant les grands classiques du cinéma fantastique dans lequel un jeune couple coincé est débauché par un extraterrestre transsexuel.
Cultissime !

La scène : La première apparition de Franck’n further joué par le génial Tim Cury. Les deux tourtereaux Brad et Janet cherchent un telephone dans cet inquiétant manoir … ils tombent alors sur le propriétaire des lieux, un lointain cousin du comte Dracula, outrageusement maquillé et simplement vêtu de bas résilles et guêpière lancé dans un irrésistible numéro de music hall libertin.
Culte.

- Hana Bi (Takeshi Kitano).
Le rare film avec Phantom of the Pradise qui puisse me faire pleurer à chaque vision.
Un flic au bout du rouleau, se sentant coupable de la mort de ses coéquipier et impuissant face à la maladie de sa femme, découvre la générosité et offre à ceux qu’il aime un peu d’amour…à sa manière.

La scène : La dernière justement. Deux coups de feu sur une plage, en hors champ. Le spectateur n’assiste pas à la scène et ne sait pas qui sont les victimes. Il le découvre quelques secondes plus tard et ne peut que pleurer. Le film se termine et il comprend ce que signifie le mot chef d’œuvre.
Plus qu’un film, une œuvre d’art.

lundi, février 27, 2006

Questionnaire des bloggers. Première partie. (les jobs)

Zia m’a fait parvenir il y a quelques jours un questionnaire auquel je lui ai promis de répondre. Malheureusement depuis mardi dernier je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à ce blog. Entre conseils de classe, remplissage des bulletins et la correction de bacs blancs et copies diverses (une belle séance de correction a occupé mon samedi de 11h30 à 22h00. Dur !) les journées ont défilé sans que je m’en aperçoive. Quant à mon dimanche, celui-ci a été consacré à l’encadrement d’une sortie à Eurodisney sur aimable invitation de quelques élèves de quatrième.
La semaine débute à peine et je suis aussi épuisé qu’un vendredi soir … ça promet !

Commençons donc par les quatre jobs qui m’ont le plus marqué…et soyons franc les quatre jobs ici cités sont mes seules expériences professionnelles.

- Secrétaire.
Petit boulot de vacances. J’ai assisté pendant un mois le Directeur de Communication d’une grosse boîte financière où bossait mon beau-père pendant que la secrétaire habituelle prenait des vacances. Boulot plutôt cool. Une fois le courrier trié l’essentiel du taf consistait à répondre au téléphone… Celui ci ne sonnant pas souvent j’avoue m’être fait royalement chier.
Je ne me souviens pas de grand chose à part des économiseurs d’écran du PC avec lesquels je passais le temps, d’avoir observé les moindres détails du plafond pendant des heures, erré à l’étage de mon bureau, squatté la salle de photocopies et fréquenté assidûment les toilettes carrelées de marbre. A l’étage de la direction même les chiottes affirmaient la supériorité de ceux travaillant là…Point de sopalin pour s’essuyer les mains mais de petites serviettes éponges blanches à usage unique. Je me souviens également d’une passionnante discussion avec le directeur de la com. au sujet des nuages qu’il observait depuis le haut de la tour. Je crois qu’il m’aimait bien.

- Employé de Préfecture.
Là encore boulot de vacances. J’ai occupé plusieurs postes au cours des années. Lorsque je me suis retrouvé pendant un mois au guichet des sans papiers j’ai compris à quel point des hommes et des femmes pouvaient souffrir dans notre beau pays. J’ai ainsi côtoyé une véritable misère sociale (financière et surtout morale) qui m’a fait prendre conscience de ma propre chance. Jen suis sorti boulversé.
Je me souviens en particulier de deux cas. L’un était algérien. Le jour où je lui ai annoncé à travers ma petite vitre de protection le rejet de sa demande de carte de séjour, il s’est levé et m’a déclaré, avant de tourner les talons, qu’il serait assassiné une fois de retour au pays. Bluff ? En tous les cas ça secoue quand on a 19 ans.
Le second était un couple, originaire du Cambodge, dont l’homme et la femme s’effondrèrent en larme devant moi. … non pas des larmes de détresse mais des larmes de joie lorsque je leur annonçai qu’ils pouvaient enfin prétendre à un titre de séjour et de ce fait repartir légalement quelques semaine dans leur pays d’origine pour revoir leurs fils qu’ils n’avaient pas tenu dans leurs bras depuis plus de 15 ans. Je retins de peu mes propres larmes.
Je me souviens également d’un jeune collègue, auxiliaire d’été tout comme moi, qui s’était pris de passion pour les lettres de dénonciation que nous recevions tous les jours. Tous les soirs il les dépouillait avec avidité et delectation. Y repenser me donne la nausée.
L’expérience n'a duré qu'un mois mais fut particulièrement éprouvant.

- Instituteur.
Au cours de mes années de remplacements (qui durent encore), un proviseur satisfait de mes services au collège me proposa un poste d’instituteur pour quelques semaines. Le congé maladie de la maîtresse auquel je me substituai dura bien plus longtemps que prévu et je fus maintenu à mon poste environ trois mois.
Les premières semaines furent un véritable bonheur. J’assimile le reste à un enfer. J’ai finalement très mal supporté le fait d’être enfermé toute la journée en compagnie des mêmes enfants et j’avoue avoir brillé par mon incompétence dans les domaines artistiques. La réalisation d’un cadeau pour la fête des mères fut pour moi un défi insurmontable.

- Prof d’Histoire Géographie.
J’ai à la fois exercé dans des établissements difficiles et privilégiés. Je m’entends bien avec les élèves et cette profession m’apporte beaucoup de satisfaction personnelle.
Le prix à payer est un investissement personnel (en temps et en energie)très lourd. Certes je suis payé pour 18h30 de cours … ce qui semble pour beaucoup de monde totalement dérisoire mais le travail en amont et en aval est considérable. Je ne me plains pas mais je souffre parfois du manque de considération de certains qui résument le métier à deux mois de vacances d’été…
Honnêtement je ne pense pas rester prof toute ma vie.

La suite demain…

dimanche, février 19, 2006

Un samedi soir.

Samedi.

19h00.
Pour la première fois depuis trois mois je suis à l’heure chez mes parents pour dîner. Moins de dix minutes plus tard, suite à l’absorption d’un cocktail composé avec les moyens du bord (rhum, citron, clémentine pressé, sucre de canne… un truc réellement imbuvable) je suis officiellement bourré. Affalé dans le canapé en cuir j’écoute les conversations et évite tant que possible d’y participer. Dans mon état je ne peux guère aligner trois mots sans partir en vrille ce qui ne manque pas d’amuser mon frère. Je ne retrouve mes esprits qu’au moment de débarrasser la table.
Par la fenêtre de la cuisine je distingue Paris et ses lumières. L’appel de la ville est puissant ce soir.

23h30 : De retour à mon domicile je constate qu’un connard s’est garé sur mon emplacement de parking. Je dois donc ressortir de l'enceinte de ma résidence pour dénicher une place dans l’une des rues adjacentes.
Tout en regagnant mon appartement, je peste, je fume, je grogne mais fini par abandonner l’idée de dégonfler les pneus du gêneur. La rédaction d’une lettre acerbe me calme un peu les nerfs et me permets de réfléchir plus sereinement à ma fin de soirée. Je ramasse le peu d’argent liquide qui traîne dans mon salon et me parfume légèrement avant de resortir.
Une fois dehors, je glisse le billet venimeux sous les essuies glace du susdit connard. Acte inutile je le sais bien mais qui soulage...
Je mets le contact, hausse le chauffage et monte le son de mon auto radio. Direction Paname.

00h20 : Je pénètre dans l’Urgence Bar, à quelques pas du Panthéon. Je dois patienter plus d’une demie heure pour dénicher une place au bar. Un place….le mot est un peu fort ; disons quelques centimètres carrés suffisants pour poser mon verre et un coude. Autour de moi la jeunesse s’agite. Je dois être la seule personne non accompagnée de l’établissement et je ne m’y sens pas à ma place. Lorsque j’indique à un groupe de mecs la table où les attendent leurs compagnes, l’un des jeunes hommes se tourne vers moi et me lance cette phrase terrifiante :
« Merci Monsieur. »
Ai-je l’air si vieux que cela ? Suis je désormais perçu comme une entité anachronique ?

03h00 : Je marche seul dans les rues de Paris pour m’aérer l’esprit. Je ne suis pas saoul mais j’ai besoin d’air frais. Après avoir fait le tour du Panthéon je longe les grilles du jardin du Luxembourg tout en examinant attentivement les photographies qui y sont accrochées. Tout en marchant je tente vainement de me remémorer quelques vers du poème d’Aragon « Est ce ainsi que les hommes vivent » dont le titre sert de fil conducteur à l’exposition. Ma mémoire me lâche ces temps ci.
Une pluie fine se met à tomber. Mon mince blouson en cuir, sous lequel je ne porte qu’un tee-shirt noir, ne me protège pas assez du froid nocturne.
Il est temps de rentrer.

04h00 : Allongé dans mon lit je ne peux pas dormir. La lecture, à défaut de me guider vers le sommeil, m’aide à tromper la nuit.
Je sombre aux alentours de 05h00.

vendredi, février 17, 2006

Vade Retro Dietetique

Je viens d’apprendre que pour brûler les 530 kcal apportées par les 100 grammes de cacahuètes salées que j’ingère tous les soirs, je dois choisir entre :

- Marcher pendant 3 heures et 32 secondes (et pas 31 ! On ne rigole pas avec les kilocalories).
Je possède une voiture et je ne compte pas m’en servir pour décorer mon parking. Ma twingo le prendrait mal.

- Nager pendant 66 minutes.
J’habite trop loin du bord de mer (à moins d’y aller à pied ou en vélo… idée stupide car une fois sur place l’élimination des calories par immersion serait alors rendue inutile par les efforts preliminaires). Je ne compte pas me baigner dans la Seine et je ne possède pas l'indispensable maillot de bain « moule bite » requis pour patauger dans le bouillon chloré de ma piscine municipale. (Soit dit en passant je déteste les piscines municipales. Je m’y sens comme un sachet de thé infusant dans une tasse surdimensionnée. Boire l’eau de la piscine me donne toujours la sensation de déguster une infusion humaine. Tout simplement répugnant).

- Lire pendant 8 heures 50 minutes.
Déjà plus à ma portée mais 8 heures … 8 heures c’est tout de même très long…

Je serais assez curieux de connaître d’autres équivalences de ce genre….Exemple au hasard : Combien de parties de jambes en l’air doit on réaliser pour éliminer 100 grammes de cacahuètes (et en detaillant: combien de calories pour un va et vient ou un cunilingus appliqué ?).
En même temps, soyons lucide, si j’avais une partenaire sexuelle je ne passerais pas mes soirées à bouffer ces saloperies tout en me noyant dans le jus d’ananas.

Il est donc temps de freiner sur les cacahuètes salées. Dommage.

PS : Je profite de ce post pour crier ma haine à l’encontre des diététiciens et de la diététique en général.

PPS : Pour les lectrices ayant quelques calories à perdre mon mail est toujours disponible dans mon profile.

PPPS: Dernière minute: Laisser un commentaire sur le blog de fantomeopera permet de brûler plein de calories. N'hesitez pas!

PPPPS: Vous êtes encore là vous ?

mercredi, février 15, 2006

Cacahuète junkie.

Triste constat. Depuis quelques jours mon frigo est aussi vide que la boite crânienne d’un militant lepéniste (père-fille)/megrétiste/villieriste (rayez la mention inutile). Quelques yaourts périmés se battent en duel contre une bouteille de Perrier sans gaz et un vieux tube écrasé de concentré de tomate. Gladiateurs alimentaires des temps modernes. Comble de la déchéance je suis à cours de cacahuètes et de jus d’ananas auxquels je suis devenu accro depuis mon déménagement.

L’idée de m’attaquer aux nombreuses copies (que je sais déjà toutes plus médiocres les unes que les autres avant même de les avoir lu) entassées au pied de ma bibliothèque ne m’enchante guère. Qui plus est je suis en panne de stylo rouge, accessoire indispensable de l’agent correcteur que je suis. Les chevaliers Jedi ont leur sabre laser, les flics leur matraque, les prostituées leurs capotes… moi mes stylos rouges que je trimbale partout. Etant élève je les détestais, désormais je les exècre.
Acculé, confronté à l’inéluctable épreuve des courses mensuelles, je me résous à partir en mission commando dans l’un de ces temples modernes de la consommation que sont les magasins Auchan. Velizy 2 me voici !

Equipé d’un caddie démesuré incapable de tenir une trajectoire (Sont ils conçus ainsi ? Aussi loin que je me souvienne je crois n’avoir jamais rencontré un de ces engin sachant rouler droit), je me mêle aux nombreux autres pèlerins prêts à dégarnir leur compte en banque en échange de quelques victuailles. J’empile en vrac packs d’eau, bouteilles de jus de fruit, viande, riz, poisson, pain, produits ménagers, épices diverses, spray dégivrant pour ma voiture (pourquoi suis-je stupide au point de réaliser cet achat alors que l’hiver se termine ? Je viens de passer les mois derniers à gratter la neige jusqu'à en rayer mes vitres et j’acheter aujourd’hui cet article rendu inutile par le redoux saisonnier. Ma propre bêtise m’accable).
Au détour d’un rayon, en plein cœur de la zone charcuterie, je tombe nez à nez avec une charmante blonde tripotant de gros saucissons secs au dessus d’un comptoir en verre. Cette scène provoque en moi une furieuse, irrépressible mais vaine poussée lubrique. Il est possible que cette nuit je rêve d’être un saucisson suspendu que viendraient tripoter toutes les clientes du supermarché.
Une fois le passage en caisse effectué et la note (salée) réglée, je charge ma voiture et retourne flâner dans la galerie commerciale de Velizy. Tout autour de moi s’agitent de jeunes ou moins jeunes femmes que je désire pour la plupart tout en sachant ne jamais être en en mesure de les posséder. Il semblerait que la mode soit au jean moulant. Alléluia ! Bénissons la mode ! Je constate avec une certain dépit que les nombreux regards que j’envoie aux femmes que je croise ne trouve d’échos que chez les femmes d’âge mûr et tout particulièrement les bourgeoises cul serrées. Dois je songer à une reconversion dans la branche Gigolo ? Toutes les filles en dessous de 25 ans semblent m’ignorer complètement. (NB dans mon rêve charcutier seules les femmes de moins de 25 ans viendront me tripoter).

Pour la énième fois depuis le début des vacances je passe par une boutique Marionnaud pour tester quelques parfums masculins. Comme d’habitude je ressors indécis, un fragrance différente sur chaque poignet et des testeurs en papier plein les poches. A l’issue de cette visite il me semble que je tiens celui qui pourrait me correspondre. Reste à retrouver de quelle bouteille j’ai bien pu l’extraire…

De retour chez moi je m'installe dans mon canapé futon en compagnie d'un bon bouquin. Le dîner qui accompagne ce moment de détente est plus que frugal. Au menu, cacahuètes salées, jus d’ananas et quatre carrés de chocolat au lait. Vivre seul c'est parfois douloureux … surtout pour le foie et l’estomac.

jeudi, février 09, 2006

Epilogue.

Le soleil perce à travers la verrière du préau et m’inonde d’une chaleur douce et bienveillante. Accompagné de Mlle A et d’une poignée de collègues je viens rendre un dernier hommage à JP dont le cercueil trône sur l’autel de la chapelle.
JP, qui aura fait face avec un courage exemplaire, a finalement plié genoux devant sa Majesté le Roi des Crabes, vainqueur d'un combat gagné d'avance.
Putain de crustacé.

jeudi, février 02, 2006

Ground control to Major Tom.

La route qui relie le domicile de mes parents à ma résidence traverse un bois sombre et dense. Certains soirs, comme aujourd’hui, j’écrase l’accélérateur plus qu’il ne faut pour gravir la forte pente bordée d’arbre noircis et tordus par l’encre nocturne dans laquelle ils sont noyés. Devant moi, une colonne de bitume se dresse telle une monstrueuse anguille que j’éblouis par mes phares d’une lumière blafarde. Je pose alors l’arrière de mon crâne sur le velours tiède de mon repose tête, m’enfonce dans mon siège et laisse mon véhicule monter seul la côte. Parfois j’ose fermer les yeux quelques secondes afin de savourer plus pleinement cet instant d’ivresse mécanique. Bras tendu, je guide mon véhicule d’une seule main vers le sommet de la colline où se dresse l’immense grille du cimetière municipal. Le moindre mouvement d’épaule, même infime, se répercute immédiatement dans mon bras puis sur le volant, provoquant de très légères embardées. Arrivé au bout de la route, retrouvant la lumière des réverbères, je ralentis et adopte une conduite plus responsable. Sensation fugitive, grisante et illicite de décoller droit vers le ciel dans un rugissement de moteur, les yeux fixés sur cet océan noir qui m’écrase, rêvant d’enlacer Nout et de me noyer dans les replis de sa peau étoilée.

mercredi, février 01, 2006

Tempête sous brushing.

Hier l’un de mes élèves a pété un plomb au début de mon cours. Situation inédite qui a laissé la classe muette de stupeur. Pour ma part j’avoue que cet évènement pourtant sans gravité m’a réellement secoué.
Il y a quelques semaines, Jean-Charles a intégré la Terminale S où j’officie en tant que professeur d’Histoire Géographie. Pour des raisons de santé sur lesquels les parents n’ont pas souhaité s’attarder lorsque je les ai rencontré, (le jeune homme est sujet à de fortes crises d’angoisse) JC a pris la décision de changer d’établissement pour préparer son bac en tout sérénité.
J.C est le spécimen typique, voire même caricatural, du lycéen originaire d’une banlieue huppée. Brushing, veste et pantalon assortis, petite chemise vichy, chaussures cirées. Ne manque plus, pour parfaire la panoplie du jeune neuilléen, que la carte d’adhèrent du fan-club de Nicolas Sarkozy. JC s’exprime avec élégance et affiche ouvertement l’ambition d’intégrer Science-Po après l’obtention de son Bac. Bref, un garçon certainement gentil mais dont la personnalité a immédiatement suscité l’indifférence, voire l’hostilité, du reste de la classe où l’ambiance est plutôt à la décontraction et ce même si la plupart des autres gamins sont issus du même milieu.
Hier matin, tandis que les élèves rejoignaient leur place et que je sortais de mon cartable la pochette cartonnée rouge contenant mes cours de terminale, JC s’est approché du bureau et s’est dressé face à moi. Alors qu’il me débitait des propos incohérents au sujet d’un oral qui lui aurait été imposé le week-end précédent, j’observais d’un œil les grosses gouttes de sueur perlant à son front et suivait d’un autre le roulement inhabituel de ses yeux dans ses orbites, témoignage physiologiques de son évidente désorientation mentale. De temps à autre JC s’arrêtait en plein milieu d’un phrase et me fixait de ses yeux soudain immobiles. Alors que j’essayai d’y voir clair dans ses propos et lui proposait de faire un tour à l’infirmerie pour s’y allonger un moment, la charmante déléguée de classe passa près de lui pour rejoindre sa place. Tout en continuant à me fixer des yeux il leva le bras droit et attrapa la demoiselle par l’épaule pour la repousser violemment au loin. Ce geste de violence gratuite, conjugué à son regard hagard me nouèrent l’estomac. La délégué de classe resta muette d’étonnement et observait avec inquiétude notre échange surréaliste. Réagissant à la provocation elle osa nous interrompre pour lui faire part de sa façon de penser. Tout en me fixant du regard JC hurla à son encontre :
- « Toi, va à ta place ! »
La classe se figea. Un silence de plomb s’abattit sur la salle de cours tandis que JC, désormais muet, continuait à me fixer du regard. Je désignait alors deux élèves et arrivai difficilement, en usant de ma voix la plus douce, à convaincre le jeune homme de rejoindre l’infirmerie. Il résista un peu mais fini par suivre mon conseil. Tête baissée, sous bonne escorte, la chemise trempée de sueur, il quitta la pièce. Je vis dans ses yeux qu’il était perdu.

dimanche, janvier 22, 2006

Vivant.

Pas d'inquiétude, je suis toujours en vie.
Si aucun nouveau message ne vient animer mon blog c’est tout simplement que ces jours-ci je n’ai aucune envie d'écrire. Au volant de ma twingo je compose tous les jours de nouveaux posts que je suis incapable de taper une fois de retour à mon appartement. Lorsque je me force à écrire le résultat est mauvais (ma dernière production était catastrophique). Je m’abstiens donc. Théoriquement cette pause est temporaire mais je ne sais pas quand j'y mettrai fin. Une semaine, un mois, un an ? Qui sait ?

samedi, janvier 14, 2006

La femme puzzle (version remaniée).

Lily est ma femme puzzle. Tous les jours je rassemble les photos qu’elle m’a fait parvenir et tente de la recomposer sur l’écran de mon ordinateur. Je possède tous les éléments essentiels de son anatomie. Je connais son visage, son ventre, son dos, ses cheveux noirs, ses seins, ses fesses, ses reins, ses cuisses, son sexe, ses pieds et ses bras. Les pièces numériques de ce puzzle impudique devraient me permettre d’avoir aujourd’hui une vision complète de ma chère Lily. Malgré tout, j’éprouve encore beaucoup de difficultés à élaborer une image complète de sa personne. Lorsque je ferme les yeux je ne vois qu’un assemblage de clichés dont l’unité m’échappe.

Pour une raison que je ne dévoilerai pas ici, notre rencontre physique a été repoussée à la fin du mois et j’en éprouve une terrible frustration. Une obsession me tourmente sans cesse, celle de sentir sa fleur et goûter sans attendre le fruit qu’elle m’a promis.
En attendant nous nous contentons de longues conversations téléphoniques émaillées de temps à autre par un laisser-aller sensuel, imaginant ensemble notre premier contact hors de l’espace virtuel.

L’abstinence forcée imposée par la situation actuelle m’est vraiment pénible car mon féroce appétit sexuel s’est vu terriblement stimulé par les dérapages érotico-téléphoniques des semaines passées. (Crystal Ship Sailor). Cette semaine, Mlle A, charmante et pudique demoiselle éprise de ma personne, a d’ailleurs failli subir les foudres de ma libido. Il s’en est fallu de peu pour que je n’ai l’occasion de la faire basculer sur mon futon.
Il y a quelques jours, A. m’a en effet contacté pour me proposer une sortie ciné. Devant l’indigence des programmes nous avons décidé de repousser la sortie à la semaine suivante. Alors que nous étions sur le point de raccrocher mes hormones mâles prirent le dessus et firent à ma correspondante une proposition que j’estime aujourd’hui assez ambiguë. Pourquoi ne viendrait elle pas chez moi, le soir même, regarder un DVD et me tenir ainsi compagnie ?
Son refus, précédé d’un long moment d’hésitation, ne me surprit pas outre mesure mais je suis persuadé que je n’aurais eu qu’a la pousser un tout petit peu pour la convaincre de me rejoindre.
Avec le recul je crois que j’ai eu raison de ne pas insister davantage. Si Mlle A. avait pris le risque de se jeter dans la gueule du loup j’aurais peut-être saisi l’occasion pour tenter quelque chose avec elle malgré mon manque de sentiments à son égard … et ce tout en pensant à ma chère Lily. Nous l’avons tous échappé belle.

samedi, janvier 07, 2006

Le jour du Crabe.

Ce matin, en pénétrant dans la salle des professeurs, j’ai tout de suite senti que quelque chose ne tournait pas rond. Dans cette petite pièce enfumée où les enseignants attendent la fin de la récréation, l’ambiance est habituellement détendue, potache même, a fortiori la veille d’un week-end.

Aujourd’hui l’atmosphère y était tout bonnement sinistre. Je rejoignis en silence l’un des rares fauteuils en osiers vacants tandis que quelques collègues m’accueillaient avec un sourire peiné et forcé. Les autres ne m’accordèrent même pas un regard, les yeux perdus au loin ou simplement fixés au plafond ou sur leurs chaussures.

Ce n’est qu’une fois installé que je découvris l’objet de toutes les attentions. C, très corpulente professeur de musique, était entourée par quatre collègues lui parlant à voix basse. L’un d’entre eux lui entourait délicatement le cou tout en lui glissant quelques mots à l’oreille. Lorsqu’elle se libéra de cette étreinte, je pu croiser un bref instant son regard qui me figea sur place.
Ses yeux, embués et rougis par les larmes, criaient « au secours ».
Perdu, j’essayai de comprendre la situation en me raccrochant à quelques bribes de conversation échangées à voix basse par C. et ceux qui l’entouraient. Elle parlait d’une nouvelle à annoncer à son fils, de ses efforts pour se ressaisir et retenir ses larmes, de son intention de livrer combat jusqu’au bout.
La mère de Mlle A confirma mes pires craintes. Un maudit crabe avait élu domicile dans le foie de C. et celle-ci, mise au courant la veille par son médecin, venait d’en faire part à ses amis.
J’aurai aimé pouvoir me lever et serrer bien fort dans mes bras ces 120 kilos de souffrance et d’angoisse mais c’est une chose dont je suis incapable. Voir les gens souffrir me chavire toujours mais je ne suis pas ce ceux qui savent trouver les gestes et les mots adéquates.

Quelques minutes plus tard j’appris que JP, évoqué il y a quelques semaines sur ce blog (post du 22-10), était quand à lui en train de vivre ses derniers jours, dévoré lui aussi de l’intérieur par la mort à pinces. La veille, je l’avais eu au téléphone où, d’une vois pâteuse, il m’avait assuré qu’il se sentait beaucoup mieux. Je lui avait alors souhaité une bonne année avant de me rendre compte de ma maladresse. Le bougre semble vouloir s’accrocher malgré l’ombre noire qui plane au dessus de son lit d’hôpital. Il disparaîtra bientôt sans que je ne l’ai jamais entendu se plaindre de sa condition. Voici ce qui pour moi donne un sens au mot « courage ».

Certains jours, l’aspect éphémère de notre existence me saute ainsi violemment au visage et me plonge dans l’angoisse du lendemain. Plus les années passent et plus je prends conscience de ma fin toute proche ainsi que celle de mon entourage.
Les hommes ne sont décidément pas faits pour mourir.

mercredi, décembre 28, 2005

Plaisirs solitaires.

Hier fut pour moi la première journée véritablement reposante de ces vacances.
Allongé sur mon futon je pioche dans ma bibliothèque blanche Ikéa quelques ouvrages dont je me repais au son des Doors (L.A Woman) et de Pink Floyd (Wish You Were Here). Lovecraft, Poe, Glen Cook et sa Compagnie noire, sont mes compagnons de paresse. Régulièrement, je pose mon livre sur le rebord de mon lit et me perds dans la contemplation d’un ciel bleu traversé de gros nuages moutonneux. L’apothéose de cette journée est la préparation d’un thé à l’aide de ma théière Iwachu importée directement du Japon. Boisson apaisante que j’accompagne de quelques lichies roses, fruits d’une grande sensualité, dont le jus frais et sucré s’accommode on ne peut mieux avec le Darjeeling aux fruits rouges. Ne disposant pas d’un service à thé décent je me contente d’un délicat mug made in China rapporté d’Edimbourg affichant la devise de l’Ecosse : Pro libertate. Je n’aime rien tant que profiter ainsi de cette liberté de ne rien faire, luxe suprême de notre société hyperactive.
Je contemple le soir tomber et, après une sortie fugitive afin de me restaurer au domicile parental (mon frigo reste désespérément vide), je termine ma soirée auprès de ma chère Lily dont l’audace semble avoir curieusement choqué de nombreux lecteurs.
Mais l'histoire n'est pas finie...

PS: Merci pour vos nombreux commentaires qui m'ont pourtant, je l'avoue, parfois réellement surpris. Je ne pensais pas choquer à ce point et susciter des réactions aussi violentes. Pourquoi vouloir ainsi refuser la nudité ou le désir ? Je constate avec dépit que la libération sexuelle est un échec.

lundi, décembre 26, 2005

Crystal ship sailor (interdit aux moins de 18 ans)

Aujourd’hui s’achève une semaine riche en émotions qui fut tour à tour surprenante, décevante, frustrante, ou simplement jouissive (dans tous les sens du terme).

Premier évènement important, la visite de B. à mon domicile lundi dernier. Le contexte idéal pour éclaircir l’état de nos relations. Cette journée fut vraiment agréable. Côte à côte dans mon canapé futon, tout en sirotant un Perrier, nous avons discuté littérature, cinéma et décoration intérieure. Quelques heures plus tard, B. a repris sa voiture, un grand sourire aux lèvres, laissant derrière elle un fantomeopera plus que perplexe… Rideau ! Que me veut elle vraiment ? A quoi rime ce petit jeu de séduction qui ne mène finalement pas bien loin ? Aurais-je dû simplement la coincer contre un mur et lui faire voir ma façon de penser ? Pas sûr …D’ailleurs en ai-je vraiment envie ? Pas si sûr non plus.

Le jeudi suivant devait être lui aussi un jour à part car j’organisais dans mon studio ma première réception. Seulement trois personnes , B., E. et A y étaient conviées. La soirée se passa plutôt bien dans l’ensemble mais leur départ hâtif (00h30) me laissa seul en proie au doute. La petite sauterie n’avait finalement pas duré très longtemps et aucun d’entre eux n’avait fait honneur au repas préparé. Dois-je considérer cela comme un échec ?
La nuit qui suivit je fis un rêve très curieux. Sous le regard ébahi des deux demoiselles je décapitais E. à l’aide d’une hachette jaune Bricorama…Etonnant non ?

Inutile de vous dire que cette première partie des vacances n’aurait pas été un franc succès si un nouvelle rencontre n’avait bouleversé l’existence un peu morne du petit fantôme.

Depuis quelques semaine j’ai établi un contact amical avec une lectrice assidue de mon blog (je l’appellerai Lily afin de préserver son anonymat). Après lecture de mon humble prose Lily souhaitait mieux me connaître et me faire part de ses avis sur ma situation délicate. Nous avons commencé à échanger quelques mails puis sommes passé à MSN pour rendre les conversations plus vivantes. Afin de mettre un visage sur nos pseudo nous avons même décidé d’échanger nos photos respectives. Lily est une jolie brune aux yeux noirs, assez typée, dont le dessin de sa bouche m’a fasciné dès le premier coup d’œil. De son côté Lily admet avoir été plutôt surprise par le cliché que je lui ai fait parvenir…elle s’imaginait sans doute un jeune homme assez laid et découvre un gars plutôt mignon selon ses dires…flatteur.

Tout bascula lundi après midi, juste après le départ de B. J’avais promis à Lily de me connecter rapidement pour lui faire part du résultat de cette visite. Pour être tout à fait franc elle avait parié une boîte de chocolats que le petit fantôme passerait à la casserole dans l’après-midi, honteusement violé par Mme B. dans son studio. Je me devais donc de réclamer mon gain ! Pour une raison que j’ignore la discussion, qui entre temps devint téléphonique (l’initiative vient de Lily ….je hais le téléphone), dérapa sur nos expériences libertines respectives. Une certaine excitation partagée nous poussa alors à réaliser quelques clichés pris sur le vif de nos anatomies. J’avoue avoir eu l’initiative de cette démarche qui surpris certainement Lily mais ne la fit pas fuir et je peux vous assurer qu’en plus d’une très jolie bouche Lily possède un très beau postérieur…et je ne parle pas de sa … mais je m’égare.
Fantomeopera serait-il devenu fou ? Peut être bien.
Au téléphone les gémissements de Lily se caressant devant ma photo me mirent rapidement mal à l’aise. Pour ma part les jeux étaient faits (en témoigne l’état de mon tee shirt noir) et j’écourtais lâchement la conversation pour retourner à de plus sages échanges sur msn. J’appris plus tard que ma correspondante avait été sur le point de jouir au creux de mon oreille et que ma débâcle l’avait laissé très frustrée. Il fallait donc que je me rattrape et l’occasion se présenta plusieurs jours plus tard, quelques heures avant le réveillon de noël. Alors que nous étions chacun attendus par nos familles je décidai de me faire pardonner. Après lui avoir déclaré que je souhaitais furieusement la faire jouir (messieurs qui lisez ce post…si vous voulez rendre une fille totalement folle prononcez ces simples mots…résultat garanti) je pris l’initiative de décrocher le téléphone et lui expliquai que je ne la lâcherai pas tant que je ne serai pas parvenu à mes fin. Plus de dix minutes plus tard, grâce à quelques phrases bien choisies et trois nouvelles photos (clichés très sages soit dit en passant), je fit tilter la machine et Lily jouit au bout du fil dans un long râle gémissant. Mon tour vint quelques instants plus tard et pendant cette explosion sensorielle j’eu la sensation de me teleporter sur une mer écumante, baigné par une lumière blanche aveuglante, debout sur le pont scintillant d’un vaisseau de cristal alors qu’au même moment retentissaient dans mon appartement les notes du « Crystal Ship » chanté par les Doors.
Je laissai Lily l’entrejambe humide et, après une revigorante douche chaude, je rejoignis ma famille pour le réveillon où tous louèrent ma forme olympique.

Bientôt nous nous rencontrerons en chair et en os car même si nous ne nous sommes encore jamais vu nous avons tous les deux très envie l’un de l’autre. Je pourrai alors tenir une promesse faite peu avant qu’elle ne s’abandonne au plaisir…Lily si tu me lis (et je sais que tu me liras) sache que tu n’y échapperas pas…

Il est certain que ce post va choquer plus d’un lecteur et j’avoue avoir vraiment pris le temps de la réflexion avant de raconter tout ceci en détails. J’ai décidé que ce blog refuserait la censure, ceci est un choix personnel que je suis prêt à assumer jusqu’au bout mais qui, à aucun moment, n’a été guidé par volonté de sombrer dans le simple et vulgaire racolage detstiné à augmenter le nombre de visiteurs.
Que ceux qui voudraient juger mon comportement et celui de Lily réfléchissent bien et sachent que ces débordements ont été précédé de longues discussion où chacun d’entre nous s’est totalement livré à l’autre, sans tabous. J’ai de mon côté raconté à Lily les choses les plus inavouables de mon existence. Notre relation repose certes sur une forte attirance sexuelle mais ne peut absolument pas se résumer à cela.
J’espère que vos commentaires seront nombreux et constructifs.
Merci pour votre compréhension et votre fidélité.

vendredi, décembre 16, 2005

Foudroyé...

Tout au long de la semaine qui suivit, B. n'eu de cesse de me provoquer. Sourires enjôleurs, clins d'oeil appuyés, place réservée à ses côtés au self, discussion sur les clubs échangistes parisiens (alors que nous étions entouré d'une dizaine de collègues sidérés par tant d'audace). J'étais soudain devenu l'objet de toutes ses attentions ce qui, je l'avoue, me procura (et me procure toujours...) un certain plaisir. Bien sûr, ce petit manège ne passa pas franchement inaperçu et la rumeur enfla au sein de la communauté enseignante. Ma liaison avec B. semblait avérée, et après tout, pourquoi démentir ? La mère de A. elle même, inquiète de mon sort, vint me coincer devant mon casier afin de me mettre en garde contre cette drague non dissimulée.
De son côté E. continuait à nous accompagner mais semblait avoir abandonné l'idée de séduire cette charmante collègue, confirmant ainsi ma victoire.

Ma vie trop calme avait, en quelques jours, basculé dans une certaine effervescence et je savourais ces instants.

En fin de semaine une nouvelle sortie ciné fut organisée afin de fournir une seconde chance aux lâcheurs de la semaine précédente. Tous se défilèrent au dernier moment et, à mon arrivée au Charly Birdy, c'est en solitaire que B., assise dans un gros canapé en cuir marron, sirotait son mojito. Ce soir nous serions en tête à tête et je pourrais alors avancer mes pions en toute tranquilité. C'est du moins ce que j'imaginais...

Genoux contre genoux, les yeux dans les yeux, nous discutâmes ainsi plus d'une heure. J'appris beaucoup sur sa personne: son emancipation rapide, ses errances à travers le globe, le milieu très jet-set duquel elle est issue, son divorce, sa fille... Nous fîmes ainsi plus ample connaissance et losqu'elle emit l'idée d'annuler le cinéma pour rester au Charly Birdy j'approuvai à 100%... Elle m'expliqua ensuite que quelques amis à elle travaillaient dans les environs et me proposa de les contacter pour animer un peu la soirée. Je trouvais l'idée franchement interessante (sérieusement) et lui donnai le feu vert.

Les trois amis arrivèrent au compte goutte. D'abord la femme de son meilleur ami, puis celui qu'elle m'avait désigné avant son arrivée sous le terme de "pote" et enfin son meilleur ami. Par un curieux hasard le "pote" en question, S., avait été mon collègue dans un autre établissement 7 ans auparavant (je débutais alors).
En leur présence tout se passa plutôt bien et j'imagine que nous devions tous les deux afficher une certaine complicité. La première alerte eu lieu lorsque nous nous levâmes pour aller dîner. B. passa près de moi et me glissa à l'oreille un avertissement surprenant:

"Evite de parler du ciné de la semaine dernière, S. est plutôt de mauvaise humeur en ce moment."

Curieux...Très curieux.

A table l'ambiance fut conviviale. B., assise à mes côtés, ne céssait de me mettre en valeur aux yeux de ses amis et posait régulièrement une main sur ma cuisse pour souligner un quelconque propos. Je me sentais plutôt à l'aise, ce qui est assez rare pour être souligné.

C'est plus d'une heure après le début du repas que le ciel me tomba littéralement sur la tête. Pour je ne sais quelle raison je fus amené à interroger S. sur son lieu d'habitation (nous devions parler des temps de transport il me semble). Mon interlocuteur sembla réellement troublé par ma question. Il resta muet un instant et rompit le silence par un laconique "Comment ça ?" Autour de la table tout le monde se tut et je sentis les regards se braquer sur moi. C'est dans ce genre de situation que l'expression "poids d'un regard" prend tout son sens. De son côté S. continuait à me regarder fixement. Pourquoi une telle réaction? Quel mot, quelle phrase interdite venais-je de prononcer? Pourquoi me lancer un oeil si noir pour une interrogation si anodine ? Alors que j'allais reposer ma question, au cas où il y ai eu mésentente, S. y répondit en effectuant un petit geste que je mis quelques secondes à decrypter. Il leva la main et agita ses doigts devant mon nez.
Main, doigts, alliance...Alliance ? Il désigna alors B. et déclara "Nous vivons ensemble" et tout en continuant à agiter sa main "nous sommes mariés depuis 6 ans". Je fus alors victime d'une véritable explosion synaptique conjugée à une véritable liquéfaction de la moelle épinière. La réalité venait de m'éclater au visage comme une mine au nez d'un enfant irakien....L'individu qui me faisait face, désigné dans mon esprit par le mot "pote" (qu'avait prononcé B. en me parlant de lui avant son arrivée...cela j'en suis sûr) était le mari de celle qui n'avait céssé de me caresser régulièrement la cuisse sous la table pendant la soirée...alors même que son mari me faisait face ! Elle m'avait parlé d'un divorce ... mais pas d'un remariage !
Après avoir retrouvé mes esprits je déclarai simplement que B. ne m'avait pas encore raconté toute sa vie et que je n'en connaissais que des bribes. A table, quelqu'un relança la conversation sur un autre sujet et la tempête passa. Durant tout le temps qu'avait duré cet échange embarassant B. n'avait céssé de contempler le plat de nouilles qui lui faisait face. Je n'avais plus qu'une envie, rentrer chez moi, me coucher et oublier cette histoire.

La suite de la soirée se déroula comme si de rien etait et la bonne humeur reprit ses droits. Nous finîmes de dîner et réglâmes l'addition. A la sortie du pub le groupe se dispersa. Le meilleur ami de B., sa copine et S. partirent d'un côté tandis que B. et moi même partîmes du notre. Dans sa voiture, alors qu'elle me raccompagnait au lycée où était garée ma twingo, B. me demanda de ne pas évoquer sa situation maritale devant les autres collègues, ses rapports avec S. étant ces temps-ci plutôt conflictuels. Curieusement, malgré l'épisode douloureux que j'avais vécu à table je ne lui en voulais absolument pas.

Cette soirée n'a rien changé à nos rapports. S. n'a plus jamais été évoqué, nous nous telephonons régulièrement après les cours (j'ai reçu un coup de telephone pendant la rédaction de ce mail) et au lycée nous sommes toujours très proche comme les posts suivant le demontreront.

A bientôt...et encore merci pour vos commentaires.

mercredi, décembre 14, 2005

Proposition indecente

Le lendemain de cette soirée ciné j'avais promis à une amie de l'accompagner à un concert (Luke et Deportivo...2 groupes français dont j'avais déjà vaguement entendu parler.) J'aime jouer les chevaliers servants.
A. est la fille d'une de mes collègues. L'année dernière, à la faveur d'un dîner entre profs, cette charmante célibataire, institutrice de 5 ans ma cadette, m'avait été présentée par sa mère. Le courant était plutôt bien passé et au regard des nombreux SMS échangés les jours suivants je lui avait clairement tappé dans l'oeil.
Nous nous vîmes plusieurs fois, notamment lors d'innocentes sorties cinéphiliques, mais j'avoue ne pas avoir fait beaucoup d'efforts de mon côté pour maintenir le contact (je lui telephonais de temps en temps afin de ne pas subir les gentilles, mais sérieuses, remontrances de sa maman en salle des profs).
En septembre nous nous revîmes lors d'un nouveau dîner organisé par sa sa mère et c'est là qu'elle me proposa de l'accompagner à ce concert. j'acceptai, bien décidé à rattraper ma conduite passée.

Tout au long du concert (sympa mais un peu guelard...je ne pensais pas assister à un show aussi bourrin)je n'eu de cesse d'observer A. à son insu et de reflechir au comportement à adopter. La logique aurait voulu que je lui montre un peu d'attention, voir de tendresse (en lui prenant la taille ou simplement en lui passant la main dans le dos par exemple). Je suis même persuadé qu'elle n'aurait pas refusé un baiser. J'en étais pourtant incapable car l'analyse de mes sentiments me menait toujours à la même conclusion: je ne la désirais pas. Pas de battements effrenés du coeur, pas d'érections incontrôlées en cas de contact involontaire (je sens que mes lectrices vont bondir mais... nous sommes ainsi fait nous les hommes), pas d'idées lubriques. Rien... Pas d'amour ni même d'attirance sexuelle. Le simple néant émotionnel. Cette charmante demoiselle me laissait tout bonnement de marbre et je ne souhaitais pas forcer les choses.
A la sortie du concert j'aurais pu l'inviter à boire un verre mais je pris la décision de la raccompagner directement chez elle. La fatigue accumulée dans la semaine me poussait en effet à ecourter cette soirée et je ne souhaitais pas non plus lui donner trop d'espoirs.

Quelques minutes avant de la deposer devant chez elle, A. dévoila son jeu. Nous parlions de mon nouvel appartement et je plaisantais en lui expliquant que je souhaitais en faire une garconnière destinée à accueillir nombre de jeunes femmes d'un soir.

" Peut-être qu'il y aurait une place pour moi" ? me lanca t'elle d'une voix douce.

La proposition était on ne peut plus claire...Ma gorge se noua et je fis lâchement mine de ne rien entendre. Je détournai la discussion sur la couleur de son portail et, une fois arrivé à la hauteur de sa maison, l'y déposai en silence. Nous nous dîmes au revoir, elle m'embrassa sur la joue et disparut dans la nuit. Moins de vingt minutes plus tard j'etais chez moi où je sombrai dans un sommeil comateux.
Depuis cette soirée je n'ai plus de nouvelles.

mardi, décembre 13, 2005

Le plan à trois.

A la page du jeudi 24 novembre de mon agenda figure un mot écrit à l’encre rouge : "Ciné." Une semaine auparavant B., m'avait proposé de l'accompagner à la projection du dernier Woody Allen. Nous devions nous retrouver sur les Champs, boire un verre dans un bar sympa et y faire plus ample connaissance. Le cinéma n’était finalement qu’un prétexte pour discuter dans un contexte moins professionnel.
J’avais donc réservé ma soirée et me réjouissais de la passer en si bonne compagnie. Inutile de vous dire que la semaine fut longue…
Ce n’est que quelques heures avant le rendez-vous tant attendu que mes espoirs s’envolèrent. Lors du déjeuner, B. m’appris qu'elle avait proposé à d'autres enseignants de nous accompagner. La rencontre que j’espérais intime se transforma brutalement en véritable congrès de l’éducation nationale. Inutile de vous dire que j’étais un peu déçu…
Le rendez-vous fut fixé à 18h00 et nous choisîmes le Charly Birdy comme lieu de rassemblement. Retenu au lycée par un petit ennui informatique, je m’y présentai avec plus de 20 minutes de retard. Ce que je découvris au bar me stupéfia. B. était là mais un seul collègue l’accompagnait (j’appris plus tard que tous les autres avaient décommandé). Tous deux sirotaient un cocktail quelconque et semblaient plongés dans une conversation passionnante. Leurs regards complices me firent même hésiter à rompre cette intimité pour les laisser seuls. Oubliant cette solution de facilité je me précipitais à leur rencontre et me mêlai au duo.
E. est un professeur d’Histoire très sympa à l’ego démesuré. Il aime séduire, possède un bagou d’enfer, semble ne jamais perdre confiance en lui même et adore faire part de ses expériences de séducteur. (je crois que la dernière conversation que nous ayons eu ensemble portait sur les femmes fontaines…) Bref E. est un concurrent sérieux qui, à voir la façon dont il regarde B. depuis son arrivée au lycée, a quelques idées en tête à son sujet. Cette soirée (bar, ciné puis retour au bar) fut la première manche d’un match qui dure toujours (mais qui a perdu beaucoup de son piquant suite à un l’apparition d’une élément nouveau une semaine plus tard. Elément qui m’a plongé dans le doute et la perplexité…).
B. nous a raccompagné au parking du lycée où nous avions garé chacun notre voiture. En sortant de la voiture E. osa l’embrasser sur la joue pour lui dire au revoir tandis que je me contentai d’un petit signe de la main depuis le trottoir. Dès le lendemain nous décidâmes de réitérer cette soirée la semaine suivante mais E. se désola de ne pouvoir nous accompagner. Aurai-je l’occasion de passer un peu plus de temps seul avec elle ? Oui mais la soirée suivante tournera rapidement au vaudeville surréaliste « Woody-Allenien » (non ce mot n’existe pas mais sur mon blog je fais ce que je veux…surtout quand il est tard comme ce soir).
Au final le bilan de cette première soirée fut plutôt positif. B. a réussi à me mettre rapidement à l’aise (ce qui n’est pas une mince affaire), une complicité est née et de vrais liens amicaux se sont tissés. En voulais-je plus ? Pas si sûr…
Avant de vous laisser je tiens à préciser que depuis ce 24 novembre E. et moi même avons gardé des rapports très amicaux (voir même plus complices qu’auparavant. Ce jeu de la séduction auquel nous jouons tous les deux (le point culminant fut la soirée de vendredi dernier) semble le divertir et j’avoue y trouver de mon côté un réel plaisir. De son côté B. s’en amuse également même si ses motivations restent toujous incertaines.

A suivre... (demain le compte rendu de la soirée du vendredi 25 lors de laquelle la fille de l’une de mes collègue pris une initiative inattendue)

samedi, décembre 10, 2005

Résurrection.

Trop longtemps que je n'ai pas donné de vraies nouvelles !
Mon blog me manque. Happé par mon déménagement et inondé de copies je n'ai guère eu le temps d'écrire lors de ces deux dernières semaines. Je ne cache pas non plus avoir été victime d’une certaine paresse intellectuelle provoquée par la fatigue et l’angoisse de devoir affronter cette nouvelle vie d’adulte émancipé.
La parenthèse se referme avec ce nouveau message et les nombreux qui suivront dans les jours qui viennent. Sachez que le fantôme est de retour parmi vous, gonflé à bloc, prêt à dévorer la terre entière et à en sucer la moelle.

Beaucoup de personnes de mon entourage me trouvent changé. L’abandon de mes encombrantes lunettes au profit de discrètes lentilles, l’adoption d’un élégant bouc roux donnant plus de caractère à mon visage juvénile, le retour à un poids idéal (un frigo vide faute d’avoir le courage de faire les courses est une bonne façon de perdre un peu de poids), des choix vestimentaires plus audacieux (vive le cuir et le jean que j’ose désormais porter au lycée et que je ne réserve plus seulement au week-end) ne sont pas étrangers à cette impression. Les nombreux compliments (féminins pour la plupart) que je reçois concernant ce nouveau look me confortent dans mes choix. Mais l’apparence physique n’est pas tout ! Depuis quelques semaines je ne cesse de gagner en assurance. Pour la première fois de ma vie je me sens désormais maître de mon destin. I can feel the power ! (j’en fait un peu trop là non ?)

Chose assez amusante j’ai découvert que certains de mes collègues mettaient cette évolution sur le compte d’un besoin de séduire notre nouvelle collègue d’anglais (avec qui mes rapports sont plus que bons mais laissez moi le temps d’y venir). Les bruits courent en salle des profs et je trouve cela assez jouissif. J’imagine les jaloux bavasser derrière mon dos lorsque je quitte la salle des profs et cela me met en joie (et ne déclenche plus aucune crise de paranoïa auxquelles j’étais sujet il y a encore quelques semaines).

Quoique je sois toujours célibataire ma situation actuelle a quelque peu évolué elle aussi. Je me trouve en fait aujourd'hui dans une situation assez délicate qui m’amuse par certains côtés mais ne me satisfait pas et j'espère que certains d'entre vous sauront d’ailleurs me conseiller à ce sujet.

Afin que vous puissiez avoir une bonne vision de ma situation actuelle (notamment au sujet de mes rapports complexes avec la gente féminine) je consacrerai les prochains posts au récit détaillé de quelques évènements clés ayant eu lieu ces derniers jours.

Souvenez vous… Le 17 novembre, date de mon dernier post, je me préparais à deux soirées prometteuses :
- Un cinéma en compagnie de ma charmante collègue d’anglais (l’idée venait d’elle et l’initiative m’avait plutôt étonné…).
- Un concert où je devais accompagner la fille d'une autre collègue...

Une semaine s'ecoula et ces deux tête-à-tête tant attendus eurent enfin lieu…mais rien, non rien, ne se passa comme je l'avais initialement prévu ...

A suivre…(dès demain)

samedi, décembre 03, 2005

Bientôt sur vos moniteurs...

...la suite des formidables aventures de Fantomeopera.

Je suis toujours célibataire mais deux contacts féminins ont apporté leur lot de surprises et de situations inattendues voire déconcertantes. Je ne sais de quoi l'avenir sera fait.

Dès que mon accès internet est etabli dans mon nouveau domicile je me lance dans un compte-rendu très détaillé qui ne manquera pas de vous surprendre.

Patience!

jeudi, novembre 17, 2005

Repeat after me...."fantomeopera is lucky"

Depuis quelques jours j'ai sympathisé avec une prof d'anglais très cool. Nouvelle recrue elle s'est intègrée très facilement à l'équipe enseignante, chose qui n'est pas toujours facile dans cet univers assez individualiste. Il s'avère que nous avons des goûts cinématographiques totalement compatibles ce qui facilite les discussions.
Ce matin en salle des profs, B. a pris une initiative qui m'a laissé pantois. Alors que nous discutions dvd (je lui ai imprimé ma longue liste au cas où certains l'interesseraient) elle m'a tout naturellement proposé une petite sortie ciné avec elle "un de ces jours". J'ai bien sûr accepté et nous avons programmé notre soirée pour jeudi prochain. A la cafeteria elle a soulevé l'idée que nous pourrions aller boire un petit cocktail au préalable et pourquoi pas finir la soirée dans un resto libanais qu'ele frequente regulièrement.
Voici donc une bien bonne soirée en perspective et qui plus est en très bonne compagnie.
Notez au passage que j'ai accepté pour le lendemain d'accompagner la fille d'une de mes collegues à un concert.
Deux ouvertures en une semaine...C'est une bonne moyenne.

lundi, novembre 14, 2005

Accalmie

Depuis la fin des vacances les évenements se sont précipités. Désagreable sentiment de noyade, de perte de contrôle comme si j'etais coincé par l'etreinte d'un fort courant, incapable de sortir la tête hors de l'eau... Ce soir enfin je me sens tranquille et serein. La tempête est passée, les nombreux problèmes soulevés par le demenagement sont enfin résolus et plus aucune copie en retard ne traine sur mon bureau. Je suis de nouveau à la barre, les yeux tournés vers l'horizon.
Pour la première fois cet après midi je me suis retrouvé seul dans mon nouvel appartement pour y faire un peu de rangement après l'effervescence du week-end (installation de ma cuisine, nettoyage en profondeur du studio, déménagement des mes disques et de quelques livres..tout cela avec l'aide precieuse de mes parents). Assis au centre de la pièce quasi-vide j'essaye d'imaginer de quoi l'avenir sera fait. Moi qui me definis souvent comme un solitaire je réalise soudain que je n'ai finalement jamais été vraiment seul pendant ces 28 premièeres années de mon existence. Bientôt je vivrai ici en tête à tête avec moi même. Un peu angoissant avouons le ... notamment en cette saison. Je ne sais pas vous mais la periode precedant noël est pour moi la pire de toute l'année.

Aujourd'hui j'ai eu Madame M. au telephone (je voulais en fait contacter sa collègue qui s'occupe de mon dossier afin de regler un probleme de ligne telephonique). A l'annonce de mon nom je pensais qu'elle se rappellerait les quelques instants passées en ma compagnie... je crois qu'elle ne m'a même pas reconnu.
Tant pis.

mardi, novembre 08, 2005

Passage à vide.

Désolé de ne pas alimenter mon blog plus régulièrement mais depuis la fin des vacances je suis incapable d'ecrire la moindre ligne. Tous mes posts, consternants de médiocrité, finissent à la corbeillle
Mais je persévère.

Pour information je n'ai pas telephoné à Mme M...et je ne le ferai pas.

Dernière chose, j'ai failli revoir l'un de mes plus cuisants echecs sentimentaux ... Apparemment, selon les dires de mes parents qui l'ont croisé à un enterrement, elle n'a pas l'air d'aller très bien (anorexie?). Nous aurions pu être heureux si je n'avais pas deconné pleins tubes à l'epoque (en 1999).

lundi, octobre 31, 2005

Un plan simple.

Ce matin, signature du bail de mon nouvel appartement dans les locaux d'une agence immobilière parisienne installée près de l'Opera.
L'agent qui s'est occupé de moi jusqu'à présent est en vacances depuis vendredi, il a donc confié mon dossier à une collègue, Madame M., avec qui j'ai rendez-vous à 9h30.
Arrivé en avance, je patiente dans l'un des fauteuils du hall, très "design" mais surtout très inconfortable. A l'heure dite, une ravissante jeune femme d'environ 25-30 ans, souriante, se présente face à moi, main tendue.
- Monsieur H. ?
- Oui
- Bonjour, je suis Madame M. Nous avons rendez-vous ensemble pour la signature du bail.
Enfoncé dans le fauteuil vert je peine à me relever. Après une brève poignée de main nous nous dirigeons vers un bureau insonorisé (pendant le bref trajet j'ai tout le loisir d'admirer ses courbes) où la charmante apparition me présente divers papiers à parapher. Nous nous séparons un quart d'heure plus tard et, la regardant s'éloigner, je ne peux m'empêcher de penser que cette fille est vraiment superbe (un peu trop maquillée peut-être mais ce n'est qu'un détail).
Sur le chemin du retour, au volant de ma voiture, j'echafaude un plan simple que je vous soumets ici. En imaginant que cette Madame soit en fait une mademoiselle (vu son âge ce serait fort probable)je pourrais lui passer un coup de telephone et lui tenir à peu près ce discours:
- Allo Madame M ? Monsieur H à l'appareil...Je vous appelle car j'ai omis de vous poser une question importante ce matin.
- Oui, Je vous écoute.
- Et bien voila, je mène actuellement une très serieuse etude universitaire sur les comportements sociaux des femmes caucasiennes, agées de 20 à 30 ans, et vivant en milieu urbain. Comme vous correspondez parfairement au profil je me permets de solliciter votre collaboration. Cela ne prendra qu'une seconde de votre temps.
- Euh oui ..?! Je vous écoute.
- Acceptreiez vous une invitation à dîner en ma compagnie...disons en fin de semaine ?

La suite de l'entretien est plus difficile à prévoir...
Première possibilité:
- Euh...et bien vous me prenez un peu de court mais pourquoi pas...
- Fantastique, je vous rappelle plus tard pour convenir d'un rendez-vous... A bientôt.
- Très bien, au revoir.

Seconde possibilité:
- Je suis flattée mais cela ne va pas être possible. Au revoir monsieur H.
- Xkzhf jezhfdkjhf ... tut...tut...tut...

Où pourrai-je trouver le courage de mener une telle opération ?

En fait je crois que je vais trop au cinéma...dans la vraie vie ces recontres là n'arrivent jamais.

Reste des regrets car elle etait vraiment canon.

dimanche, octobre 30, 2005

Paresse

Ce week end a été marqué par une irrépressible envie de ne rien faire. Mission accomplie avec brio!
Contrairement à mes prévisions je ne suis pas sorti samedi soir. Pas d'"Urgence Bar" ni de "Charly Birdy". Pour être honnête je n'ai pas mis le nez dehors de toute la journée. Une violente crise de dégoût de ma propre personne (physique et morale) a provoqué un refus de voir quiconque. Je suis donc resté à l'abri de mon cocon, occupant ma journée à de vains plaisirs solitaires et régréssifs (jeux videos et Bandes dessinées).
Ce genre d'attitude n'est pas compatible avec l'individu entreprenant et sociable que je rêve d'être.

Aujourd'hui dimanche, repas dominical chez mes grands parents puis retour au bercail afin paufiner ma méthode de glandouille.

Demain soir, fête d'Halloween! Je compte bien sortir et denicher un coin sympa où passer la soirée. Si vous avez des adresses n'hésitez pas à me les faire partager...

samedi, octobre 29, 2005

Grande nouvelle...

Si vous avez lu l'intégralité de mon blog, vous savez que je me suis fixé trois objectifs essentiels à atteindre cette année.
1. Devenir un pro de la drague et trouver une compagne.
2. Dénicher un appart sympa.
3. Réussir le concours qui m'ouvrira les portes de la titularisation (je ne suis que professeur suppélant).

J'ai le plaisir de vous annoncer que l'un de ces trois objectifs est atteint.
Non, pas le concours. D'abord je ne bosse pas assez et surtout il n'aura lieu qu'en fin d'année.
Pas la drague non plus...si vous avez lu mes derniers posts vous êtes au courant des nombreux echecs essuyés ces derniers temps. Et la soirée d'hier (rédaction du long message d'hier puis somnolence devant le DVD live de Coldplay) n'a en rien fait avancer les choses. Ce soir peut-être.
Bingo ! J'ai en effet trouvé un appartement.
Pour 570 euros par mois je vais disposer d'un lumineux 33 m2 avec une vraie cuisine, un parking et une cave. Seul défaut, la vue est merdique ... je m'en accomoderai.
Je signe lundi et j'emmenage samedi.

vendredi, octobre 28, 2005

La nuit du fauve.

Ce soir un long post ...

Samedi dernier devait être une soirée mémorable et cette fois-ci je m'étais promis de ne pas rentrer bredouille. Le prédateur qui sommeille en moi s'etait réveillé affamé et avait balayé d'un violent coup de griffe le fantomeopera délicat et bien élevé que vous connaissez tous. La dernière fois que j'avais laissé "le fauve" prendre les commandes remonte à l'époque de mon passage à Sydney. Une charmante petite chinoise originaire de Melbourne, rencontrée au pub "The 3 Monkeys", lieu de débauche que je vous conseille vivement, doit toujours conserver un souvenir déporable de ce jeune touriste français excité par la bière et par la vision d'un jean trop moulant (en repensant à cet épisode de ma vie le rouge de la honte me monte aux joues...tripoter les fesses d'une quasi-inconnue est tellement éloigné de mon style habituel). Effrayé par la determination de ce double maléfique j'avais pris la décision de l'enfermer à jamais dans l'un des sombres recoins de ma conscience. Il y a quelques jours, cette cage a brusquement été réouverte.
Tous crocs dehors, le regard déterminé, brillant d'un éclat bestial, je pars à l'assaut des femelles parisiennes au volant de ma fidèle twingo.
J'avais prévu d'amorcer la soirée par un ciné afin de me détendre et patienter ainsi jusqu'à l'animation du Paris nocturne. Stupefaction! A la sortie du cinéma je constate que la bête s'est assoupie sans prévenir. Où est passée cette rage qui m'animait quelques heures auparavant? Peu importe...la nuit est à moi et je dois en profiter.
Je décide alors de me rendre au "Charlie Birdy" où, quelques semaines auparavant, j'avais échoué lamentablement dans ma tentative d'aborder l'une des nombreuses proies sans défenses s'y abreuvant. (voir le post du 03-10-2005)
Il est encore beaucoup trop (00h10) tôt pour esperer y trouver une ambiance "caliente". La plupart des clients sont encore en plein repas. Pire ! Aucun groupe live n'est prévu ce soir...il est temps de trouver une solution de secours. Boite de nuit ? Trop cher pour quelqu'un qui ne danse pas. Alors que faire ? Je me lance dans un tour des pubs et bars des Champs Elysées mais aucun d'entre eux ne me tente. Je ne vois aucun lieu où je puisse me faire une place. Fauve, reveille toi ... et vite!
Désabusé je décide de reprendre ma voiture afin de fuir cette avenue soudain inhospitalière. De la Concorde au Trocadéro, puis de la Tour Eiffel aux Invalides, je roule calmement au coeur de la ville lumière, traversant plusieurs fois la Seine. La fenêtre entrouverte, je laisse le vent frais et l'odeur de la nuit parisienne appaiser mon esprit et finis par échouer à l'Odéon. Je me gare facilement et pénétre d'un pas assuré dans l'un de mes repères noctures: l'Urgence Bar. Il est près d'une heure et demie du matin et jamais lieu n'a porté de nom si bien adapté à mon état.
Pourquoi choisir l'Urgence Bar ? Parcequ'il est sympa ? Pas seulement. En réalité mon esprit l'associe à l'un de mes plus grands echecs. Il y a un ans de cela je m'y étais fait draguer très ouvertement par une suedoise brune (?!) que n'importe quel crétin manchot aurait mis dans son lit tant le feu de l'enfer lui devorait l'arrière train (elle m'avait même proposé de l'escorter jusqu'à son hôtel). Ce soir là j'étais rentré seul et depuis je cherche à prendre ma revanche dans ce lieu de débauche.
Le bar, décoré de planches anatomiques et possédant un comptoir constitué de radiographies retro-eclairées, propose de nombreux cocktails (le vomitif, le massage, le viagra etc...) servis dans des biberons ou des tubes à essai. Je me contente d'une desperado et m'installe près de deux jeunes demoiselles très souriantes. L'une, très typée, est belle comme la nuit, l'autre ressemble plutôt à une ... dinde ... mais cela n'est qu'un détail. Je cherche pendant plusieurs minutes à engager la conversation...je sens que j'en suis capable. L'intervention du serveur me donne une occasion en or. (Note pour le lecteur: Les serveurs du lieu, en plus de remplir des verres, proposent des tours de magie et divers jeux aux clients.) Il leur confie un casse tête (des pièces de bois à encastrer dans une boîte noire) et me propose d'aider mes voisines. Merci gentil serveur ! Malheureusement les jeunes femmes se lassent vite du jeu et je ne trouve plus d'occasion valable d'etablir un vrai contact. De temps en temps j'echange un sourire ou un regard avec la belle brune mais nous en restons là. A 3 heures du matin ma bière est a demie entamée. Autour du bar l'ambiance est de plus en plus folle. Les nombreuses clientes se tremoussent dans 2 metres carrés(le seul espace libre du petit bar bondé )près de mon siège. Mon esprit se perd, noyé par la musique et les dehanchements divins de ces nymphes alcoolisées. Le temps passe lentement, mon regard alternant entre la jolie brune assise en face de moi (qui continue à me faire de grands sourires), et un groupe de jolies blondes un peu éméchées qui dansent près de leur table.
A 4 heure du matin ma petite bouteille de bière est vide. Je suis alors pris d'une grande lassitude et d'une sévère envie d'uriner (qui, très souvent, marque la fin de mes soirées). Je me lève et me dirige vers les toilettes. C'est à se moment precis que se déroule un évenement totalement imprevu qui me laisse pantois. Alors que je passe près du bar, l'une des blonde en me voyant arriver me barre volontairement le chemin en s'adossant à une colonne et en etendant ses jambes vers un tabouret de bar. Elle plonge ses yeux (bleus) dans les miens et me lance un regard de défi. Encore aujourd'hui, presque une semaine plus tard, je repense à ma réaction...tellemment stupide! Au lieu d'en profiter pour etablir le contact je pose ma main sur son epaule (elle sourit) et lance d'une voix assurée:
- "Excusez moi mais je dois vraiment passer...c'est urgent..."
Elle continue à m'observer silencieusement...un sourire coquin eclairant son visage blafard.
Devant son insistance je la pousse gentiment vers le bar et passe dans son dos sans lui accorder un seul regard.
A mon retour elle n'est plus là...
Je prends mes affaires et sors dans la rue. Après quelques minutes de route et un rapide contrôle de police je suis chez moi, les vêtements impregnés d'une odeur de clope froide et les oreilles bourdonnantes.
Pourquoi la bête m'a t-elle abandonné ce soir ?
Pourquoi suis-je incapable d'agir comme un type cool (ce que je suis quand je suis à l'aise)?

Demain nous serons samedi ... je pense retourner aux Urgences.

jeudi, octobre 27, 2005

Quel crétin...

Je suis consternant de bêtise.
En allumant mon P.C ce matin je constate la présence dans ma boite d'un mail reçu hier en début d'après midi.
Je vous retranscris le début du message:
Brett et Danny vous invitent à la Quiet-Party
ce soir, mercredi 26 Octobre à La Villa ! (
37, avenue de Friedland. Paris 8e)


Pourquoi n'ai-je pas lu ce courrier m'indiquant le nouveau lieu de rendez-vous ? Je comprends maintenant pourquoi le Nirvana Lounge était désert.

Je mérite des baffes...

Quiet Party

Voici un mois que je suis inscrit à cette fameuse "Quiet Party" dont je vous ai déjà parlé il y a quelques jours. Je rappelle l'idée: Silence absolu dans le club de 19h à 21h puis musique. Tous les contacts (même au bar) se font grâce à des messages écrits. Le "conceptuel" possède un certain charme auquel je suis de plus en plus sensible.

A 19h00 je suis sur les Champs Elysées mais avant de pénétrer au Nirvana Lounge où doit se dérouler la soirée je décide de trouver de quoi me restaurer rapidement. Je n'ai pas faim mais je connais mes limites. Voici plus de 24 heures que je n'ai pas fait un vrai repas et, dépassé ce délai, j'ai une facheuse tendance à perdre connaissance. C'est l'une des choses que je préfére eviter ce soir. Malgré ma determination je ne trouve aucun commercant proposant une nourriture un tant soit peu appetissante pour un prix non prohibitif. Au diable les précautions alimentaires! Direction le Nirvana Lounge, ventre vide et jambes cotonneuses mais gonflé à bloc.
Surprise! Il est 19h10 mais les quelques personnes attablées en terrasse sont très bruyantes. Normal pour la terrasse d'un bar mais paradoxal dans le contexte d'une "Quiet Party". C'est très confiant que je me dirige vers le bar. La salle est totalement vide. Un peu déconcerté je me tourne vers la ravissante serveuse pour obtenir plus d'informations.
- "Bonsoir. C'est bien ici la "soirée silencieuse" ?
- "Oui mais ce n'est pas aujourd'hui"
- "Ah ( mon sourire se crispe)...et vous pourriez me donner la date exacte?"
- "Non désolé nous n'avons pas encore le planning. Nous ne faisons qu'accueillir les évenements de ce genre, les organisateurs de la Quiet Party sont des personnes exterieurs au club. Désolé"
- "Ah... et bien....bonne soirée. Merci."
Il est 19h15 et ma soirée semble foutue.
Définitivement foutue ? Non... Une fois passé le choc de la deception je me tourne vers la solution "ciné". L'excellent "Wallace et Gromit et le mystère du Lapin Garou" se charge de me faire retrouver rapidement le sourire.
Plus qu'à ecrire un mail aux organisateurs pour avoir une explication logique...

mercredi, octobre 26, 2005

Spleen city.

Ces quelques jours de vancance m'ont donné l'occasion de déserter Paris afin d'organiser une petite virée en solo dans la banlieue de Chateauroux. Là bas, à Spleen City, trône l'une de mes trois grand-mères.
Après une mâtinée passée à chevaucher Twingo, mon fier et noir destrier mécanisé, je retrouve "mamie" comme je l'avais laissée cet été. Assise dans son fauteuil, face à la télévision, une cigarette allumée dans la main gauche, la "zapette" dans la main droite et quelques filtres de malboro se consumant dans le cendrier. A portée de main sont disposés plusieurs inhalateurs destinés à la préserver de ses nombreuses crises d'asthme. La voir inhaler avidement entre deux bouffées de cigarette et une quinte de toux me met toujours mal à l'aise.
Nous mangeons ensemble et discutons toute l'après-midi. "Discuter" est un mot mal choisi, en réalité nous parlons un peu entre deux séquences de téléfilms policiers allemands qui occupent presque toute son attention. Régulièrement elle se lève et m'apporte un paquet de photos jaunies que j'ai dèjà vu une bonne centaine de fois mais que je fais semblant de découvrir. La journée passe lentement. A la nuit tombée je l'abandonne pour rejoindre ma cousine qui m'offre le souper et le coucher dans une ambiance beaucoup plus gaie.
Tôt ce matin, avant de reprendre la route, je suis passé lui dire au-revoir. A mon arrivée elle dormait encore. De peur de la réveiller j'ai laissé la lumière du salon éteinte et me suis refugié dans la cuisine avec un vieux comic-book. Pendant quelques instants j'ai eu la curieuse sensation d'être projeté dans un passé finalement pas si lointain.
A son reveil je lui ai préparé son petit-déjeuner avant de tenter de relancer la discussion malgré la diffusion de ses séries préferées ("Des jours et des vies", "Amour Gloire et beauté" et "Le Prince de Bel Air"). L'opération ne fut pas couronnée de succès.
Vers 10h30 je lui annonce que je dois partir. Un petit signe à son attention par la vitre de ma voiture en m'eloignant de la maison et 260 kilomètres plus tard je suis de retour à Paris. Il est presque 13h00. La seule chose que je trouve à faire est de me vautrer sur mon lit. Je n'ai pas envie de manger, ni de lire, ni de regarder un dvd, ni de sortir, ni même de corriger des copies...Il me faut attendre 16h pour trouver le courage d'emerger et la seule chose que je suis capable de faire c'est écrire.

Je dois maintenant me préparer pour ce soir car une Quiet Party m'attend à Paris. Je vous en ferai le compte rendu détaillé demain.

samedi, octobre 22, 2005

Ride the crab

Hier j'ai croisé J.P dans le couloir menant à la salle des profs. Cette rencontre m'a secoué.
J.P est l'ancien surveillant de l'étage des 5eme. Lorsque je suis arrivé au collège il y a de cela trois ans il m'a accueilli les bras ouverts. J.P, souriant cinquantenaire divorcé, était mon "pion" (je hais ce mot) préféré. L'année dernière un cancer qui l'avait epargné dix ans plus tôt est revenu frapper à sa porte. Ne pas ouvrir à ce genre de visiteur est inconvenant. Ancien alcoolique, il noyait depuis sa solitude dans le coca cola bien décidé à ne pas gâcher la chance qui lui avait alors été donnée. Il y a quelques mois ses médecins lui ont annoncé qu'aucune opération ne pourrait cette fois-ci le sauver. Le cancer avait dévoré le foie et répandu ses metastases à travers son organisme. J.P a donc été contraint de quitter son poste afin de suivre d'epuisantes séances de chimio, le shoot des metastasés. "Ride the crab"!
Ses passages au collège se sont fait de plus en plus rares et j'avoue avoir eu très peur de ne pas le revoir en septembre. Depuis la rentrée je l'ai croisé plusieurs fois. Très amaigri, visiblement épuisé, le teint grisatre, J.P continuait le combat.
Hier malheureusement J.P arborait le masque de la mort. Ce masque je l'ai déjà croisé et je sais le reconnaitre, mon grand père portait le même quelques jours avant sa disparition, executé par un peloton de metastases fusillant ses poumons.
Après avoir sérré la main de J.P j'essayai d'engager la conversation
- Ca va?" lui ai je demandé avec un sourire mal assuré.
- "Ouais ouais" m'a t-il répondu avant de m'accompagner au bout du couloir. Nous avons marché en silence. Ce qui m'a frappé c'était son regard. Il contemplait le tableau d'affichage, la fontaine à eau, la porte de la salle de photocopies comme un homme qui s'apprête à quitter definitivement un lieu qu'il a aimé. Ses yeux disaient adieu...non pas à moi mais à ce bahut où il a passé une bonne partie de sa vie.
Ce matin en me reveillant j'ai pensé à lui.
Combien de temps encore ?
Combien ?

mercredi, octobre 19, 2005

Soirée ciné.

Hier, soirée sympa de célibataire cinéphile.
Après le boulot, direction Odéon pour un film que j'attendais avec beaucoup d'impatience: "The Descent" (teaser ici). Juste à temps pour la séance de 20h00...La salle du MK2 est pour moi un véritable cocon. Je m'enfonce dans un des fauteuils rouges après avoir soigneusement plié mon manteau sur le siège qui est à ma gauche. Je me detends et, en attendant les bandes annonces, j'observe les spectateurs s'installer. Il y a des hommes seuls, des femmes seules (ces deux catégories resortiront tout aussi seuls), des couples qui s'embrassent et des bandes de copains qui choisissent bruyamment leurs places.
Le film est un veritable défouloir. Pas vraiment effrayant mais très efficace. Etant claustrophobe je suis particulièrement sensible au sort des ces pauvres demoiselles prisonnières des entrailles de la terre. Lorsque les méchants "crawlers" entrent en scène le film bascule dans une avalanche d'effets gores grand-guignolesques très divertissants. Les yeux rivés à l'écran je perçois les réactions de la salle. Certains poussent de petits cris, d'autres, comme moi, se tremoussent sur leur siège lors des scènes les plus difficiles. Lorsque les lumières se rallument nous sortons tous ensemble d'un même rêve éveillé (cauchemar dans le cas présent). Beaucoup de mes "compagnons de séance" que je n'ai pas vu mais beaucoup entendu, se relèvent avec le sourire. C'est bon signe. Comme toujours des regards s'echangent, chacun cherchant dans les yeux de l'autre, à qui en général il n'adressera pas la parole, la confirmation de son propre sentiment sur le film visionné.

Dehors il commence à pleuvoir. Affamé je me refugie dans un petit restaurant japonais et deguste quelques sashimi, sushis et brochettes au fromage. A la table voisine deux jeunes femmes discutent. En les ecoutant je comprends qu'elles sont célibataires. L'une d'elle, une grande brune, correspond parfaitement à mon genre de femme. Je n'ose m'inserer dans leur conversation et ce n'est qu'au terme d'un un effort "surfantomeoperamien" je tente une approche maladroite.
- "Excusez moi de vous déranger"....
- "Oui?" me répond la brune.
- "Hum...Puis-je vous emprunter la sauce soja?"
- "Oui bien sûr" réplique t-elle en me tendant la petite fiole rempli de liquide brun.
Je noie mon riz blanc dans la sauce et repose le flacon sur leur table en prononcant un ferme "merci".
Suite à cet échange passionnant je termine mon menu, paye et me retrouve dans la rue. Après 20 minutes de métro et un quart d'heure de voiture je suis enfin chez moi.
J'aime ce genre de soirée.

dimanche, octobre 16, 2005

Calme week-end

Ces deux jours de week-end furent plutôt calmes...un repos mérité après une semaine eprouvante. La délivrance fut tardive puisque je dus attendre samedi vers 14 h pour pouvoir enfin quitter le collége et regagner mes penates. Dernier à partir j'ai failli me faire enfermer par la gardienne de l'établissement qui ne m'avait pas vu dans le recoin de la salle des profs...l'horreur!.
J'avais prévu une sortie samedi soir. je voulais tester une boîte de nuit, "la Loco", dont j'ai entendu le plus grand bien et y trouver, rêvons un peu, mon Graal. J'ai malgré tout pris la decision de rester au nid et cela pour deux raisons: La fatigue et mon chien. Mes parents sortent assez rarement mais lorsque ils desertent le foyer familial pour aller guincher ils n'aiment pas abandonner notre vieux cerbère, effrayé par le noir et supportant de plus en plus mal la solitude. Autoproclamé doggy-sitter je débutai la soirée par un repas frugal avant de fouiller ma collection de DVD à la recherche d'un film que je n'aurais pas encore eu le temps de visionner. "Les invasions barbares" de Deny Arcand fut l'heureux élu. Dire que je ne regrette pas les 5 euros déboursées sur cdiscount.fr serait une franche litote. J'ai réellement adoré ce film. Beaucoup d'émotion (entre deux sourires j'ai même versé une larme) et des themes difficiles (la maladie, la mort, les rapports parents/enfants, la drogue...) abordés avec une grande justesse. Je vous le recommande chaudement.
Dimanche fut consacré à la lecture du dernier Harry Potter (le moins bon de la série) et un nettoyage en profondeur de ma chambre transformé par deux semaines de paresse ménagère en écurie d'Augias (franche hyperbole ce coup-ci)
La journée se termine. Je vais me coucher et corriger rapidement quelques interogations que je viens de retrouver en préparant mon cartable.
Si mes yeux le permettent j'entamerai peut-être un livre sur la mysoginie ecclésiatique ("les quatres femmes de Dieu" par l'historien Guy Bechtel). Tout un programme...

vendredi, octobre 14, 2005

Réponse à un commentaire provocateur.

Le commentaire laissé sur le post d'hier sent bon la provocation gratuite...mais j'y réponds quand même.

Il est 21h40 je suis en train de corriger des copies de 5eme (j'ai la chance d'être chez moi, avec un bon disque et je passe de temps à autre sur mon blog voir l'affluence. Ce sont des conditions de travail plutôt agréables je l'avoue). Demain matin (samedi) je serai à 8h00 au collège pour un conseil de classe puis j'irai remplir mes bulletins (environ une centaine..avec pour tous une appreciation personnalisée).
Bientôt les vacances que beaucoup jalousent! Je rappelle simplement que je touche un salaire (environ 1300 euros par mois) calculé sur 10 mois reparti sur 12. Vendredi prochain je serai en congé ... mais lesté d'une soixantaine de DST type Bac-blanc (environ 30 minutes par copie..faites le calcul). Ma situation financière précaire m'empêche de partir...Je pensais me rendre en Bretagne mais le prix des billets de train m'a convaincu que rester à Paris n'etait pas une si mauvaise chose. Lorsque je montre mes fiches de paye à un propriétaire dans l'espoir de louer un appartement décent il me fait rapidement comprendre que je ne fais pas le poids.
Sachez enfin qu'un prof doit certes 18 heures de cours devant les elèves mais une seule heure de cours peut être réellement épuisante (physiquement et mentalement). Après quatre heures de suite par exemple je suis totalement vidé. Autre chose à savoir, le temps de travail d'un enseignant est estimé par l'Education Nationale à 39 heures (cela peut varier en fonction des périodes et des profs plus ou moins consciencieux). Personnellement si je fais mon calcul je suis au dessus de ce chiffre.
Malgré tout je ne me plains pas...je fais un boulot interessant et très gratifiant lorsque le contact avec les élèves est bon. Parfois (comme hier) je craque un peu sous le poids de la tâche mais j'aime mon métier.

Entendre dire que je suis un privilégié sans aucune utilité car improductif me désole. Que l'on m'attaque sur mon quota horaire en toute meconnaissance de cause passe encore...que l'on crache sur l'utilité de ma mission cela me révolte pour la simple et bonne raison que nous aidons les futurs actifs à bâtir leur avenir. Sans nous pas de dîplome ni de qualification...Notre mission est de la plus haute importance et la société a besoin de nous. Produire n'est pas un gage d'utilité.

J'ai perdu 10minutes de mon temps mais cette petite séance d'ecriture m'a détendu.

Merci.

Bilan

Voici quelques jours que j'alimente mon blog avec une certaine régularité. C'est une bonne chose. Pourtant en jetant un coup d'oeil rapide à mes derniers posts je ne peux être satisafait du résultat. Le style est lourdingue, les messages sont beaucoup trop longs et finalement sans grand intérêt. Le constat est donc sans appel et deux choix s'offrent à moi: Arrêter maintenant ou continuer en tentant de progresser...Je vais encore perseverer une semaine et nous verrons bien.

Le compteur m'indique que depuis son installation récente 136 personnes ont visité mon blog...Je trouve ca assez impressionnant mais je m'etonne de ne pas avoir beaucoup de commentaires (en dehors de mon pote Jawa que je remercie de sa fidélité... Outini !). Si vous avez des conseils pour faire connaitre mon blog n'hesitez pas à me les faire parvenir.

En dehors de cela la journée a été assez intense mais est passée finalement plus rapidement que je le pensais. J'angoisse maintenant pour le conseil de classe de demain matin où je vais étrenner ma nouvelle fonction de Prof principal.

Depuis quelques semaines une nouvelle prof d'anglais a rejoint l'equipe. Très sympa je sens que le contact passe bien. Sait-on jamais....

jeudi, octobre 13, 2005

Pression

En ce moment mes journées sont particulièrement chargées. Le volume horaire peu sembler assez faible si l'on ne prend en compte que les heures de presence devant les éleves...mais ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. Et la période qui précede des vacances est toujours la plus difficile. A ce rythme je ne pense pas pouvoir tenir bien longtemps...vivement le 21 octobre au soir.
Aujourd'hui par exemple je ne devait théoriquement travailler que quatre heures. C'est ce qu'indique mon emploi du temps: Deux heures avec mes 4em, une heure avec mes 5em et une heure en compagnie de mes TS. En réalité j'ai bossé beaucoup plus. Pour tout dire il est 23h et je viens juste de terminer ma journée. Arrivé à 8 heure 30 au collège j'ai commencé par corriger quelques copies en attendant mon premier cours programmé à 9h10. Trois copies plus tard, la sonnerie retentit. Tel une créature pavlovienne je bondit hors de la salle de travail pour rejoindre mes 4em. Une petite intero sur les 25 pays européens et l'etude d'un portrait officiel de Louis XIV occupent l'heure. Pendant la récréation je cours dans les couloirs du lycée pour proposer à mes collegues des sujets de DST pour la semaine prochaine. Je n'ai pas le temps de m'assoir que je dois embrayer avec un cours de terminale sur la mondialisation. Le cours se termine à 10h30 et je dispose d'une dizaine de minutes avant de recevoir en rendez-vous particulier la mère d'une élève qui tient à me rencontrer (la gamine a de très bonnes notes...je sens qu'un truc cloche...Les parents ne demandent pas à voir le prof-principal aussi tôt dans l'année lorsque tout va bien). J'ai le temps de corriger une copie et demie dans le salon des rendez vous (une grande salle divisée en plusieurs petites pièces par des cloisons amovibles) avant l'arrivée de la mère qui m'apprends que sa fille souffre de moquerie de la part de deux de ses camarades. Les filles sont cruelles. Lorsque nous nous séparons il est l'heure de dejeuner. J'avale mon repas en 15 minutes, fonce acheter des petits-coeurs de Belin au shopi du coin afin d'égayer la réunion de 13h50 entre profs principaux. Je patiente en poursuivant mes corrections et deniche sur internet un texte que j'avais promis la veille à mes 5eme (un medecin musulman du IXeme decrit les méthodes archaiques d'un medecin franc...c'est gore et ça les fait marrer). Après la réunion j'embraye sur un cours de 4eme (la replique de celui du matin mais devant d'autres élèves) puis un cours avec mes 5eme. A 17h ma journée est théoriquement terminée...en pratique je suis loin d'avoir fini. Je passe 10 minutes à faire la morale aux elèves responsables des malheurs de la demoiselle dont j'ai rencontré la maman à midi puis je reçois une mère inquiète. Son fils a cassé la dent d'un camarade et elle aimerait savoir qu'elle est sa responsabilité juridique dans l'affaire. Incapable de lui fournir une réponse précise, je note cela dans mon agenda afin de l'eclairer le plus rapidement possible).
De retour chez moi je prepare le contrôle de mes 5eme prévu pour demain, je paufine mes sujets de DST, cherche des documents d'appui pour mes cours et termine la correction des copies de première. Je fais quelques pauses bien sûr, pour me restaurer mais également consulter mes sites internet préférés. Il y a 30 minutes seulement que je suis à jour. Il est 23h30 et je suis vanné. Je ne sais même pas si je vais avoir le courage de bouquiner un peu.
Demain la journée sera encore plus rude et je sais que je vais devoir passer une partie de mon samedi au bahut (un conseil de classe à 8h00...cool pour un samedi et une centaine d'appreciations à inscrire dans les carnets).
Vivement les vacances...
J'aurais tant aimé me payer une toile ce soir... J'ai la carte Gaumont illimitée et voici presque deux semaines que je n'ai pas été au ciné.

mercredi, octobre 12, 2005

Starsailor, un boulet et deux espagnoles égarées.

Voici quelques semaines que mon billet pour le concert de Starsailor patientait sur mon bureau. Immobile. Attendant la date fatidique de son execution. Ce jour funeste où un vigile en blouson noir le dechirerait en deux d'un oeil distrait était programmé pour le 11 octobre 2005. Son sacrifice ne fut pas vain. Il m'ouvrit la porte d'une petite salle de concert enfumée, le Trabendo, installée au parc de la Vilette à Paris. C'est avec émotion que je contemple aujourd'hui son cadavre froissé exposé sur le rebord de mon meuble Hi-Fi. RIP.

La soirée fut musicalement très réussie. Certes le concert fut court (1heure 10 à tout casser) mais le groupe a enchainé dans une ambiance chaude et intime toutes ses plus belles chansons, extraites des deux premiers albums "Love is here" et "Silence is Easy" avec, de temps en temps, l'interpretation d'un titre inédit. La qualité évidente de ces nouveaux morceaux semble annoncer un troisième album plutôt réussi. Verdict le 17 octobre! Le show s'est finalment conclu par un "Four to the floor" explosif et le groupe a quitté la scène en donnant rendez vous aux spectateurs parisiens au mois de novembre à l'Elysée Montmartre. Ne les loupez surtout pas ! La voix et la presence scénique de James Walsh font de Starsailor un groupe qu'il faut voir sur scène. Je ne regrette pas mes 24 euros.

Humainement je suis moins satisfait. Peu avant le concert, alors que je cherchais la position de la salle sur un plan délavé, je me suis fait accoster par un jeune homme tout aussi perdu que moi. Après nous être repéré dans l'espace nous avons pris à pas rapides le chemin du Trebendo. Tout en marchant nous confrontions nos experiences musicales et scéniques lorsqu'au au détour d'une allée nous rencontrâmes deux charmantes espagnoles égarées. Ce fut un plaisir de les réorienter. Elles aussi venaient assister au concert de Starsailor et j'aurais réellement aimé faire plus ample connaissance mais mon "camarade", ignorant totalement les deux groupies, semblait au conraire très préssé de reprendre la conversation entamée quelques minutes auparavant. Un peu dépité j'abandonnais donc l'idée d'exercer mon espagnol très basique et revins vers "Fred" qui venait de se lancer dans un récit très détaillé du concert de U2 au stade de France. Arrivé à la salle de concert il engagea la conversation sur son job, sujet qu'il ne lacha plus à mon grand desespoir. J'avais pour l'instant classé Fred dans la catégorie sympa mais bavard (ce que je considère comme une qualité car j'échappe
ainsi aux longs silences parfois un peu angoissants). Au bout d'une heure d'un monologue non-interrompu sur sa situation professionnelle, son boss et ses collegues je classais définitivement le grand Fred dans la catégorie "saoulant...à fuir". L'entrée de Starsailor sur scène fut pour moi une véritable délivrance. Je profitai de l'obscurité pour me faufiler dans la fosse espérant ainsi échapper à l'etreinte verbale de mon nouveau compagnon. Quelques minutes plus tard je le vis réapparaitre à mes côtés, manisfestant régulièrement son contentement par de violentes bourrades dans le dos censées me faire comprendre qu'il appreciait le show. Sympa...
A ma grande surprise je constatai alors qu'à mes côtés dansaient les deux espagnoles du parc. Nous échangeâmes un regard et un sourire. Elles semblaient littéralement rayonner de bonheur. L'une d'elle était vraiment très jolie et je me surpris parfois à détourner le regard de la scène pour admirer le reflet bleuté, doré ou rougeoyant des lumières sur sa peau bronzée. Je craquais litéralement pour un joli grain de beauté qu'elle exhibait sur sa pommette gauche. Lorsque le concert fut terminé, Fred, toujours à mes côtés, me remis le grapin dessus et repris la parole qu'il ne lacha plus jusqu'à notre séparation, une vingtaine de stations de métro plus tard. Comble de malchance, nous avions quasiment le même itinéraire de retour. Pendant le trajet j'abandonnais l'espoir de réorienter la discussion vers un autre sujet et m'enfermais finalement dans un mutisme irréversible qui ne semblait pas le gêner outre mesure, trop heureux de me voir acquiesser régulièrement d'un hochement de tête mécanique. Nous croisâmes une dernière fois les deux espagnoles mais, entrainé dans les couloirs par un Fred déchainé, je ne pus attirer leur attention et je les perdis dans la foule. Lorsque je fus enfin libre, je décidai de faire une petite halte aux Champs Elysées avant de reprendre ma voiture garée à la porte Maillot. Je bu rapidement un coca au "Charlie Birdy" afin d'étancher ma soif puis repris le chemin de mon domicile en rêvant de l'Andalousie.

lundi, octobre 10, 2005

Coupable...

Le Maroc a trouvé la solution idéale pour se debarasser de réfugiés sub-sahariens esperant traverser la méditerranée par les enclaves espagnoles de Ceuta ou Melilla. Femmes et hommes sont menotés, entassés dans des cars et abandonnés en plein desert. Là, beaucoup finissent par mourir de soif ou d'épuisement avant d'être engloutis par le Sahara. Tout cela se passe en silence et dans l'indifference générale. Soyez sûr que dans le désert personne ne vous entend agoniser.
Sans l'intervention de quelques journalistes et membres d'ONG qui viennent de mettre à jour ces méthodes révoltantes combien de nos frères humains auraient péri ? Combien periront encore en cherchant à echapper à cette misère qui dévore le monde?
Qu'attendons nous pour trouver une réponse humaine au problème de l'immigration clandestine?

Tandis que la misère tue (chez nous, en Afrique, en Asie, en Amérique) nous vivons dans l'abondance et le gaspillage. Devant tant de misère humaine je ne peux donc qu'avoir honte de m'apitoyer si souvent sur mon sort.
Aujourd'hui en ecrivant ces quelques lignes dérisoires je me sens coupable.

...

dimanche, octobre 09, 2005

Sympa...

Voici deux jours que j'ai installé mon compteur. Très discret, il rempli parfaitement la tâche que je lui ai confié. Je constate avec plaisir que 39 personnes ont déjà lu mes posts. Mieux! Certains ont même laissé des commentaires. Je trouve ça vraiment sympa de leur part et cela me donne envie de continuer à écrire.

Au fait, je dois absolument vous raconter ma soirée de vendredi. Voici longtemps que je ne m'etais pas autant amusé et senti bien au milieu de mes congénères. Dès que j'ai un peu plus de temps je fais un compte-rendu.
Rien n'est donc perdu...

Denière chose avant d'aller promener mon féroce caniche arthritique. Je me suis inscrit à une soirée un peu spéciale qui se tiendra le 26 octobre au Nirvana Lounge (8em arrondissement). Il sagit d'une "Quiet Party". Le concept est simple. De 19h à 21h silence total. Tous les echanges (même les commandes au bar)se font avec un papier et un crayon. A 23h la musique romp le silence imposé et les echanges sonores sont à nouveaux autorisés. Je trouve le concept interessant...surtout compte tenu de mon inaptitude à communiquer dans les lieux traditionnels. On verra bien.
Si ca vous interesse suivez ce lien: Quiet Party

mardi, octobre 04, 2005

L'appartement

Samedi dernier j’ai visité un appartement. Certains propriétaires devraient avoir honte des prix qu’ils réclament pour les clapiers qu’ils mettent en location.
Pour 560 euros par mois l’agence me proposait un studio de 25 m2 au cinquième étage sans ascenseur. Jusque là rien d’inhabituel. Une telle superficie bien agencée peut donner un appartement tout à fait viable. De plus je n’aime pas particulièrement les ascenseur et l’immeuble ainsi que le quartier était plutôt sympas. C’est lors de la découverte de l’appartement en question que mes espoirs ont été franchement déçus. Aucun placard, une toute petite chambre mansardée (de quoi mettre mon lit et mon bureau…pas plus), une cuisine en longueur difficilement aménageable et surtout très peu d’ouvertures vers l’extérieur (un mini vasistas dans la chambre et une petite fenêtre dans la cuisine). Bref idéal pour un détenu purgeant une longue peine. Il ne manquait que les barreau à la fenêtre qui plus est placée très haut par rapport au sol et n’offrant sa vue qu’aux individus mesurant plus de 1m90…caste dont je ne fait malheureusement pas partie. Ajoutez à cela des toilettes chimiques, un sol émettant de terrifiants craquements("le charme de l’ancien" me sort le mec de l’agence … quel guignol !), l’absence d’une prise téléphonique ainsi que d’une prise d’antenne et le chauffage non inclus dans les charges et vous aurez une idée assez juste du trou dans lequel on me proposait de m'enterrer. Quelques mois là dedans et je me serais sans doute jeté par la fenêtre...à condition bien sûr de pouvoir l'atteindre. Le joli nez retroussé de l’assistante du responsable de l’agence qui nous accompagnait lors de la visite ne constituait pas un argument assez solide pour me convaincre. Try again !

lundi, octobre 03, 2005

Samedi de folie

Aujourd’hui folle envie d’alimenter mon blog ! Un lecteur a laissé un commentaire sur le post précédent et j’ai enfin la sensation que ces messages jetés dans l’océan-web ne se perdent pas totalement dans les abysses du réseau. Je suis content de savoir que vous me lisez ô surfeurs de la toile !
Par ou commencer ? Avant hier ? Bien ! C’est vous qui décidez.
Avant hier on était samedi et j’avais prévu de me faire un ciné puis de me finir au coca dans un bar (boire ou conduire, il faut choisir) où j’aurais pu avoir la chance de rencontrer une jolie miss. Pas forcément un canon, juste une fille sympa avec qui discuter et pourquoi pas flirter. Je crois que c’est justement ce qui me manque en ce moment.
Bref … Le film (Kiss Kiss Bang Bang) était très bon…..le reste de la soirée un peu moins satisfaisant.
A la sortie du ciné, il devait être alors aux alentours de minuit, je part à la recherche d’un coin sympa. J’opte pour un pub branché, le « Charlie Birdy » aux Champs-Élysées. Le videur m’arrête et m’explique qu’il me fait une fleur en m’accordant l’entrée. Mes choix vestimentaires (pantalon noir, chemise noire a fines rayures grises, longue veste en cuir…plutôt class donc) font sans doutes pencher la balance en ma faveur. Qui plus est je suis plutôt jeune et pas trop mal malgré un léger début de calvitie. Le fait que je sois seul, sans demoiselle à mon bras ne joue pas à mon avantage. Dernière moi un quadra d’origine maghrébine en jean et blouson a moins de chance. Il se fait violemment « vider » par le grand black qui me pousse alors à l’intérieur du pub. Je suis rentré, c’est l’essentiel. Bien décidé a y rester quelques heures pour profiter de la chaude ambiance je commence les festivités par une desperado bien frappée.
Accoudé au bar je me sens bien. Autour de moi trois petites demoiselles virevoltent (vraiment petites. Je me demande même si l’une d’elle, la plus petite et la moins jolie, n’est pas atteinte d’une légère forme de nanisme) Les trois puces tressautent au rythme d’une musique hétéroclite (de « Queen » au dernier tube electro) et allument tout ce qui passe (moi y-compris). Avec une paire d’ailes et des chapeau pointus elles pourraient passer pour la version jeune des trois fées de « La belle au bois dormant ». Je m’approche du groupe, séduit par la plus dynamique, une craquante petite blonde dont je croise plusieurs fois le regard. Quelques minutes plus tard je constate qu’elles ne sont pas venues seules. Entre deux tortillements du cul elles offrent à de jeunes mâles (assez laids soit dit en passant) de gros baisers baveux. Je m’écarte et cherche en vain d’autres contacts. Rapidement mon esprit divague, bercé par le brouhaha ambiant et embrumé par les fumées de mes voisins de comptoir. Je ne suis pas saoul…en deux heures les effets de la bière que j’ai patiemment siroté (à 6 euros la boisson mieux vaut ne pas avoir trop soif) se sont vite estompés. Le pub se rempli de plus en plus malgré l’heure tardive. Vers 2h30 je suis pris d’une légère lassitude. Je ne sais plus où m’installer ayant perdu bêtement ma place au comptoir. Toutes les filles que je croise semblent très occupées à danser où discuter. Je n’ai jamais su établir le contact dans ces conditions. Adossé à un mur je m’offre un coca et regarde cette jeunesse dont je ne fais bientôt plus partie remuer sur la piste de danse.
Pris d’une soudaine envie dévacuer la biere ingeree je descends au sous-sol. Mon voisin d’urinoir est bourré comme un coin. Me regardant d’un œil mort il tient à deux mains son sexe circoncis blanchâtre et flasque que j’aperçois en déboutonnant ma braguette. Après avoir effectué cette vidange salutaire je me lave les mains et croise mon reflet dans le miroir brisé. La lumière blafarde ne me met pas en valeur et je constate dépité que ce crétin de coiffeur m’a totalement loupé. Qu’il brûle en enfer…
Conscient que cette soirée ne m’apportera rien de plus je quitte le pub et me dirige vers ma voiture garée non loin. Il y’a encore beaucoup de monde sur la plus belle avenue du monde.
De retour chez moi vers 3h30 je me couche et m’endort d’un sommeil sans rêves en me disant que le dimanche sera calme.

J’ai été un peu bavard ce soir…. Je termine ce message ici et vous souhaite bonne continuation. Si vous êtes sage je vous raconterai la visite d’un appartement miteux effectuée samedi dans l’après midi.
Bon vent !


P.S: ce message a été rédigé en ecoutant le très bon album de Dionysos: Monster in love.

dimanche, septembre 11, 2005

Reload...

Que le temps passe vite !
Cinq mois se sont écoulés depuis mon dernier post! Je ne peux y croire.
En cinq mois une vie peut basculer ... la mienne n'a connu qu'un lent et désespérant croupissement. Un an de plus (28 ans au compteur et de moins en moins de cheveux), toujours pas d'appartement, toujours pas le concours, toujours pas de compagne.

Le métier d'enseignant reserve parfois des surprises, bonnes ou mauvaises. Celle-ci fut particulierement pénible à vivre.
Alors que je touche habituellement 1100 euros par mois, je n'ai perçu depuis le mois de juin que 2000 euros environ (600 en juin et 1500 fin août). Bref j'ai passé l'été à me serrer la ceinture. Si mes parents n'avaient pas été là pour m'aider je me serais retrouvé dans une situation plutôt génante....Comment l'Etat français peut-il bafouer d'une façon aussi flagrante le droit du travail ? A ce jour le rectorat me doit toujours l'equivalent d'un salaire...je sens que je n'ai pas fini de me battre avec eux.
Plus que jamais j'ai envie de claquer la porte. Mais quoi faire ?
(Si vous avez la réponse ne vous privez pas de me la faire parvenir.)

Allons !
Soyons po-si-tif.
Je suis encore jeune, pas trop mal foutu, pas trop con. Je sais que rien n'est encore perdu.
Cette année sera celle du changement, j'en fait le serment !

mardi, mai 24, 2005

Elipse

3 mois.
C'est le temps qui me sépare de mon dernier post.
Qui de neuf depuis février? Finalement pas grand chose. L'année scolaire s'écoule de copies en copies et le mois de juillet, qui sera celui de la delivrance, approche à grands pas.
Depuis février j'ai préparé des cours, corrigé des copies, passé les écrits d'un concours, cherché un appartement, joué à World of warcraft (beaucoup ) et été au cinéma (pas assez). J'ai également fréquenté quelques lieux de débauche d'où je n'ai raméné qu' un méchant acouphene.

Cette journée du 24 mai a été essentiellement marquée par un evenement qui a mis en émoi tout mon entourage mais qui me laisse curieusement de marbre. Je suis admissible aux épreuves orales de ce foutu CAFEP, dernier rempart avant l'accession à un salaire décent et à une reconnaissance de la part de mes collegues, parents et amis. Les oraux, qui restent la partie la plus difficile de ce concours, viennent donc gâcher une fin d'année scolaire que j'imaginais beaucoup plus calme.


Il est temps d'éteindre le PC avant que mes yeux ne sortent de leurs orbites.

vendredi, février 04, 2005

Retour

3 jour hors de la bulle!
J'ai été prendre un peu l'air à Lille, le temps d'une formation destinée à m'aider à préparer le CAFEP.
Les journées sont consacrées à la réalisation de croquis et autres dissertations bidons dont je n'ai déjà plus grand souvenir. Le repas du midi, en compagnie des 12 autres pelerins, est le moment de respirer un peu. Je me rends compte que je suis incapable de m'inserer correctement dans ce type de groupe. Au bout d'une heure d'efforts inhumains je me surprends à oublier leur existence. Presque tous m'exaspèrent. Mon esprit divague, l'attention surtout retenue par une jolie étudiante arborant un splendide grain de beauté sur la joue droite. L'écran video diffuse des clips un peu vieillots.
Hors des heures de cours je me dépêche de rejoindre mon hôtel. Pour échapper à l'ennui mortel de la première soirée je décide de visiter le centre ville. Alors que je cherche un pub où m'enterrer je croise une de mes collègues qui me rappelle ma cousine. Nous l'appellerons "gentille blonde". Le seul défaut de "gentille blonde" est d'avoir un décapsuleur à la place de la machoire. Personne n'est parfait! Je l' invite à prendre un verre et nous discutons un long moment. Sans elle la soirée aurait été d'un ennui mortel. Je me fini seul à coup de sushis et de thé vert dans un restaurant japonais bien plus chaleureux que le buffet de l'hôtel.

Pendant mon absence une fille a téléphoné à la maison. Mon père n'a pas compris son nom....Me voila bien avancé.

lundi, janvier 31, 2005

Comme un lundi soir.

Je devrais me réjouir, demain est une journée facile. Trois heures de cours n'ont jamais tué personne. Le problème c'est que j'ai une tonne de boulot en retard à rattraper. Mes cours sont prêts, c'est l'essentiel, mais de nombreuses copies s'entassent depuis la semaine dernière.
Au lieu de me concentrer je ne cesse de regarder en boucle deux clips video. Damien Rice cité hier mais également un excellent clip en flash inspiré par la musique de Radiohead (Creep) visible ici. Combien de fois ai-je pu les voir ? Je n'ose avancer de chiffres. Je m'étonne de ne pas m'être déjà lassé.
Soit dit en passant cette chanson de Radiohead doit être l'une des plus triste jamais écrite !
La semaine dernière un rédacteur du journal "joystick" s'est suicidé en l'écoutant (ou du moins peu de temps avant alors qu'il écrivait son blog). Je comprend son choix (celui de la chanson je précise). Combien de personnes se sont-elles déjà foutues en l'air sur cet air ? Combien le feront ?
Je viens d'aller jetter un coup d'oeil sur le site de la Direction diocesaine de Quimper. Ont-il besoin de profs là bas ? Une partie de moi même me pousse à telephoner. L'autre, celle qui ne veut pas me voir partir me retient. Jusqu'à quand vais-je pouvoir me trouver des excuses ?
J'ai envie d'avoir un jardin, un chat et corriger mes copies devant un feu de cheminée. J'ai envie ... non besoin....de voir la mer plus souvent. Je sens que rien qu'en y pensant mes yeux s'embrument. Comment un 100% parisien peut-il ainsi virer sa cutille. Il y a un an je ne jurais que par Paris. Amusant. Peut-être n'ai je besoin que de vacances. Les profs sont toujours en vacances direz vous ! Certes j'ai eu des congés depuis septembre mais je n'ai pas bougé d'ici et ça commence à faire long.
Pourquoi ai-je tout le temps envie de chialer ces derniers temps?

Pendant ce temps Radiohead me crie de courrir... mais les choses ne sont pas si simples.

Depuis quand n'ai-je pas rêvé? Je me posais la question hier... Je crois que le dernier rêve remonte à plus d'une semaine (un elève me balançait une chaise au visage pendant un cours...mouais j'ai connu mieux question rêve). Ca commence à faire long.
Cette nuit je veux rêver. Peut-être qu'en me disant cela avant de fermer les yeux ça marchera.
Je vous raconte cela demain.

Et Radiohead ne cesse de me crier "Run".
Si seulement ....

Pour la peine je ferme la fenêtre Radiohead et charge le clip de de Damien Rice.
"I can't take my eyes over you" dit-il à la fille sur la plage.
J'aimerais trouver une fille à emmener sur une plage.

Contrairement à ce que je pensais j'ai perséveré dans mon blog au delà du premier message.
Je pense ne pas m'arrêter là et continiuer à envoyer ces petites bouteilles à la mer que personne n'ouvre.
Bye.
Let's dream now !

La musique est finie. Il est temps...

Premier (dernier ?) post

Que c'est triste un dimanche de janvier ! J'ai décidé de ne pas ouvrir mon rideau blanc. Autant occulter ce ciel lourd et gris comme le ciment.
A table ce midi j'ai failli pleurer. Il s'en est fallu de peu mais j'ai réussi à me retenir. Je pense que me voir eclater en sanglots en plein repas les aurait effayé, ils se seraient alors sans doute posé des questions sur mon état mental. Ce que je préfere éviter... Un gand garçon de 27 ans qui craque ça ne peut être qu'inquietant. J'ai donc failli craquer, comme ça, d'un coup. Sans prévenir, pas même moi, et sans raison apparente. Comme lorsque une ampoule vous pête au nez. J'étais en train de leur annoncer que je voulais partir loin d'ici, abandonner Paris qui n'a semble t-il rien à m'offrir, pour me réfugier en Bretagne. Ils m'ont encouragé. Et là j'ai senti venir la crise. J'ai réussi à la maîtriser mais elle reviendra. Ca je le sais.
Reste à partir maintenant...et ce n'est pas le plus facile.
Mon crâne me fait mal. Comment corriger des copies dans cet état ? J'ai pourtant promis de les rendre lundi.
Je relance pour la énième fois le clip de Damien Rice " Blower's daughter" disponible ici.
Je me demande quel sera l'avenir de ce blog. Ce message sera-il le dernier ? Une personne sera t-elle amenée à le lire ? Quel intérêt pourra t-elle y trouver ?
Au fait. "Ils" ce sont mes parents. Vous ne les connaissez pas mais si je persevere dans ma tentative d'écrire un blog je serai amené à en reparler.
A bientôt j'éspère.
Sinon Adieu.